L'Abbatiale de la
Liturgie Apocryphe

Montréal, p.Q.

Les victimes sont déçues par le discours du pape ce dimanche, qui a comparé les abus sexuels sur mineurs par le clergé à des “sacrifices des rites païens”.

 

Le pape a comparé ce dimanche les abus sexuels sur mineurs par le clergé à des “sacrifices des rites païens” qui ne doivent plus être “couverts”, mais son discours clôturant un sommet inédit de l’Eglise a suscité des réactions très irritées des victimes.

 

“Aucun abus ne doit jamais être couvert, comme ce fut le cas par le passé, et sous-évalué”, a déclaré François, après quatre d’un sommet inédit de la hiérarchie de l’Eglise, minée par le sujet.

 
 

“La faute du diable” ?

“Cela me rappelle la pratique religieuse cruelle, répandue par le passé dans certaines cultures, qui consistait à offrir des êtres humains – spécialement des enfants – en sacrifice dans les rites païens”, a lancé d’emblée le pape, adepte des formules imagées.

Le souverain pontife argentin a aussi beaucoup insisté sur les dérives de certains membres du clergé “devenant un instrument de Satan”, ajoutant : “dans les abus, nous voyons la main du mal qui n’épargne même pas l’innocence des enfants”.

 

Or pour lui, il est temps d’écouter “l’écho du cri silencieux des petits” qui se sont retrouvés devant “des bourreaux” aux “cœurs anesthésiés par l’hypocrisie et le pouvoir”. “Il s’agit de crimes abominables qui doivent disparaître de la face de la terre”, a-t-il encore qualifié, en lançant “un appel pressant pour la lutte à tous niveaux contre les abus sur mineurs”.

 

“On est pas surpris, mais on est déçus”, a commenté le Suisse Jean-Marie Fürbringer, présent comme beaucoup d’autres victimes sur la place Saint-Pierre. Il assène :

 

“Honnêtement c’est un blabla pastoral, la faute du diable. Ils noient le poisson, ça permet de ne pas aborder directement les problèmes de l’Eglise.”

Pour l’Italien Francesco Zanardi, “le Vatican n’est plus crédible” et “l’Eglise continue a se sentir comme une victime” car “les victimes réclament des mesures”.

 
 

“C’est très décevant”

“C’est très décevant”, a aussi taclé le Britannique Peter Saunders, anciennement membre d’une commission anti-pédophilie du Vatican. Il s’insurge même :

 

“Le discours parle du diable, du mal. Il n’y a rien sur la tolérance zéro, l’exclusion définitive de violeurs d’enfants et des agresseurs sexuels employés par l’Eglise !”

Et de souligner :

 

“Le pape fait habilement diversion en regardant ailleurs, nous savons tous que c’est un problème global”.

De fait, François a consacré un très long développement aux statistiques disponibles sur les abus sexuels perpétrés dans le monde dans toutes les sphères de la société, notamment dans les familles, les écoles et les milieux sportifs :

 

“Nous sommes, donc, devant un problème universel et transversal qui, malheureusement, existe presque partout.”

Le pape a promis de “donner des directives uniformes pour l’Eglise” mais sans se soumettre à “la pression médiatique”, évoquant avant tout des normes déjà en vigueur au niveau international et au niveau ecclésiastique.

 
 

“L’humiliation la plus grande”

Durant quatre jours le pape a voulu faire comprendre aux 190 participants de tous les continents leur “responsabilité” individuelle et collégiale face aux scandales, et prendre aussi par le bras des épiscopats d’Asie et d’Afrique affirmant, y compris cette semaine, se sentir peu concernés.

 

Dimanche matin, tous étaient d’abord réunis pour une messe dans la majestueuse salle royale du Palais apostolique, là où ils avaient écouté samedi dans un silence glacé un jeune chilien expliquant que subir des abus sexuels “c’est l’humiliation la plus grande qu’un être humain subit”.

 

“En écoutant les survivants, nous avons entendu le Christ crier dans les ténèbres”, a déclaré Mgr Mark Coleridge, le président de la conférence épiscopale d’Australie, secouée par d’énormes scandales, chargé du sermon de cette messe.

 

Déjà minée par de nombreuses affaires d’abus dissimulés, la crédibilité de l’Eglise catholique a été sévèrement entachée en 2018 par de nouveaux scandales de grande ampleur, au Chili, aux Etats-Unis ou encore en Allemagne.

 

Aux présidents de 114 conférences épiscopales, chefs des Eglises catholiques orientales et supérieurs de congrégations religieuses, le pape avait réclamé “du concret” dès le lancement des débats jeudi en distribuant une feuille de route en 21 points.

 

Les organisateurs n’ont cessé de répéter que des plans d’action, voire des changements législatifs, seront mis en chantier dès la fin du sommet. Un “vade-mecum” spécifiant les démarches à entreprendre si un cas d’agression sexuelle émerge est déjà en cours de rédaction pour les pays manquant d’experts.

 

Trois membres de la Curie ont évoqué la possible levée du “secret pontifical” pour des cas avérés d’abus sexuels du clergé. Ils veulent de la transparence sur les procédures judiciaires de l’Eglise, qui entendent les victimes comme témoins puis ne les informent jamais de l’état d’avancement du dossier.

 
 

L’Obs, avec AFP

 

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bishop-accountability.org : Documenting the Abuse Crisis in the Roman Catholic Church

 

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La névrose chrétienne (1976) par le Docteur PIERRE SOLIGNAC (May 25, 2012)

Francesco Lepore est né dans une petite ville au nord de Naples au sein d’une famille catholique peu pratiquante. Lui-même a ressenti «très tôt» une «profonde attirance religieuse». Il est devenu prêtre à 24 ans, le 13 mai 2000, «au moment du jubilé et de la World Gay Pride», précise-t-il.

 

Signor Lepore a toujours su qu’il était homosexuel. Il a tout de même longtemps fait le choix de la mortification et de l’ascèse, réussissant à rester chaste pendant cinq ans, «sans même me masturber» précise-t-il. Après, le jeune homme séduisant, sexy même, a commencé une double vie, prêtre de jour, gai de nuit.

 

Il a poussé les études jusqu’à devenir en 2003 traducteur officiel du Vatican en latin, poste de la prestigieuse secrétairerie d’État du palais apostolique. C’est là, au sommet, qu’il a pu constater l’ampleur du système rose qui, selon lui, fait de l’homosexualité non pas l’exception, mais la norme vaticane.

 

Dans quelle proportion, toutes tendances confondues, plus ou moins assumées ? «Je pense que le pourcentage est très élevé, dit-il. Je dirais autour de 80 %. On dit que trois des cinq derniers papes étaient homophiles, certains de leurs assistants et secrétaires d’État aussi. La majorité des cardinaux et des évêques de la curie également.»

 

L’entretien choc, à visière levée — M. Lepore a défroqué —, est publié dans le premier des 24 gros chapitres du livre-événement Sodoma. Enquête au coeur du Vatican du journaliste et sociologue français Frédéric Martel. L’ouvrage sur l’homosexualité généralisée du clergé catholique est publié aujourd’hui en sept langues et lancé dans 20 pays.

 
 

L’auteur de Sodoma, Frédéric Martel, nous parle de son livre

 

 
 

50 nuances de gais

 

En entrevue, M. Martel ne reprend pas le chiffre du huit sur dix de Francesco Lepore et insiste pour l’attribuer à sa source majeure. «Je le cite et je continuerai à le citer là-dessus, mais ce n’est que sa parole», dit l’auteur joint à Rome par Le Devoir à 24 heures du lancement mondial.

 

Son livre affirme pourtant de plusieurs manières l’ampleur du phénomène. «Le Vatican a une communauté homosexuelle parmi les plus élevées au monde et je doute que, même dans le Castro de San Francisco, ce quartier gay emblématique, aujourd’hui plus mixte, il y ait autant d’homos !» écrit-il. Il ajoute plus loin que «l’Église est devenue sociologiquement homosexuelle».

 

Cette réalité paraît tellement assumée que le clergé a tout un vocabulaire pour la décrire. Le livre ouvre sur un archevêque de la curie romaine qui chuchote à l’auteur Frédéric Martel : «Il est de la paroisse», en parlant d’un cardinal, ancien ministre de Jean-Paul II. Un prêtre cité a utilisé l’expression très disco queen «We are family !».

 

Le journaliste d’enquête retient donc le nom Sodoma (une autre appellation contrôlée empruntée à un prêtre qui lui lance en italien : «Benvenuto a Sodoma !») pour décrire ce village global gai qu’est le Vatican.

 

Le cas Lepore permet d’exposer une première règle d’or de ce monde : «Le sacerdoce a longtemps été l’échappatoire idéale pour les jeunes homosexuels. L’homosexualité est une clé de leur vocation», résume le livre. La justesse de la règle se confirme au chapitre 19 consacré aux séminaristes où un futur prêtre explique que, dans son séminaire, sur les vingt aspirants sept sont ouvertement gais et six autres ont «des tendances».

 

La deuxième règle de base, également exposée par le latiniste, dit que «l’homosexualité s’étend à mesure que l’on s’approche du Saint des Saints : il y a de plus en plus d’homosexuels lorsqu’on monte dans la hiérarchie».

 

Une troisième règle, le «code du placard», consiste à «tolérer l’homosexualité, à en jouir le cas échéant, mais à la conserver secrète dans tous les cas». La seule ligne à ne pas franchir est l’activisme et la visibilité. La discrétion est de mise au sein de la paroisse.

 
 

Le timing

 

Comme par hasard, s’ouvre jeudi au Vatican la rencontre des présidents de conférences épiscopales sur la protection des mineurs convoquée par le pape François. Cette rencontre sur les scandales sexuels est qualifiée par plusieurs vaticanistes comme le «sommet de la dernière chance».

 

Frédéric Martel rejette le lien entre ceci et cela. La publication du brûlot, initialement prévue en septembre, a été retardée pour des raisons techniques, notamment par le retard des traductions.

 

Surtout, souligne-t-il deux fois plutôt qu’une, il ne faut pas confondre le sujet de son livre (l’homosexualité des prêtres ou des évêques) et le sujet du sommet (les agressions sexuelles). «Les abus sexuels n’ont aucun rapport avec l’homosexualité», répète-t-il en entrevue.

 

En fait, il y a bel et bien un lien. Frédéric Martel montre que l’homosexualité introduit une culture du secret dans l’Église qui permet elle-même ensuite de maintenir le silence sur les crimes et les abus sexuels.

 

«La clé du cover-up est liée à l’homosexualité très massive des évêques qui protègent des prêtres, ajoute-t-il en entrevue. Quand des évêques protègent des prêtres, ce n’est pas seulement pour protéger ces prêtres qui ont commis des abus : c’est d’abord et avant tout pour se protéger eux-mêmes, parce qu’ils sont terrorisés [par la perspective] d’un scandale, de la médiatisation, d’un procès.»

 

L’ouvrage veut finalement exposer l’homosexualité et son corollaire, l’homophobie, comme clé de lecture de l’histoire du Saint-Siège depuis des décennies. C’est cette condition en porte-à-faux qui expliquerait en partie l’acharnement antipréservatif au moment de la lutte contre le sida, la misogynie insondable de l’Église, la démission de Benoit XVI ou la guerre larvée contre François.

 

«Voici une nouvelle règle de Sodoma, écrit M. Martel. Plus un prélat est véhément contre les gays, plus son obsession homophobe est forte, plus il y a de chances d’être insincère et sa véhémence de nous cacher quelque chose.»

 

Le secret est éventé. Reste à voir comment la hiérarchie réunie à Rome en ce moment y réagira.

 

«Je suis persuadé que l’organisation va devoir faire son aggiornamento, conclut M. Martel en entrevue. Je dirais même un aggiornamento intégral. Parce que de deux choses l’une : ou bien j’ai tort ou bien j’ai raison. Un théologien important, Timothy Radcliffe, qui a été maître des dominicains, a écrit un article à la fois critique et par certains aspects très positif sur mon livre. Il dit que si seulement la moitié de ce que j’écris est vraie, cela appelle à une remise en cause fondamentale.»




Stéphane Baillargeon
Le Devoir

 

Saisi par le père Bernard Preynat, au cœur d’une affaire de viols présumés sur des mineurs, le tribunal de grande instance de Paris a estimé que la diffusion en salle du film ne nuirait pas au procès qui pourrait se dérouler cette année.

 
 

Le film de FRANÇOIS OZON Grâce à Dieu sur la pédophilie dans l’Église, retraçant l’histoire de victimes dans l’affaire Barbarin, a été autorisé par la justice à sortir en salle comme prévu mercredi, a indiqué à l’AFP Emmanuel Mercinier, avocat de Bernard Preynat. La défense du père Preynat, prêtre Lyonnais mis en examen pour agressions sexuelles dans cette affaire et non jugé encore, avait assigné en référé FRANÇOIS OZON pour obtenir un report de la sortie de son film, primé samedi soir du grand prix du jury à la Berlinale.

 

«La décision très bien motivée reconnaît que le film, avec les avertissements qui l’accompagnent, ne justifie pas les mesures demandées qui menaçaient sa sortie. Nous nous en réjouissons», a indiqué à l’AFP Paul-Albert Iweins, l’un des deux avocats du producteur et du distributeur du film.

 

«Le juge a rejeté la demande de report du film, a confirmé Emmanuel Mercinier. Il considère que le fait d’insérer un carton à la dernière seconde du film indiquant que le père Preynat bénéficie de la présomption d’innocence répond aux exigences de la loi, la culpabilité de ce denier n’étant dès lors pas présentée comme acquise.» Il a dit également «regretter amèrement cette décision, non seulement dans l’intérêt du père Preynat, mais plus largement dans l’intérêt général». «Présenter durant deux heures comme coupable un homme qui n’a pas encore été jugé comme tel constitue une atteinte à la présomption d’innocence que ne saurait évidemment pas faire disparaître le fait d’écrire ensuite le contraire durant deux secondes», a-t-il dit. Selon ses défenseurs, le Bernard Preynat fera appel.

 

L’ensemble de cette affaire s’est déroulé à Lyon où une autre audience se tenait lundi qui maintiendra pour le film le suspense jusqu’à mardi 17h. Une ex-membre du diocèse de Lyon, Régine Maire, représentée sous son nom dans le film, a assigné FRANÇOIS OZON pour qu’il retire son nom du film.

 

Le film Grâce à Dieu du réalisateur français FRANÇOIS OZON a été récompensé samedi soir à Berlin. Le festival a décerné sa deuxième récompense majeure après l’Ours d’or à ce long-métrage, tourné en secret l’an dernier.

 

Grâce à Dieu raconte la naissance de l’association de victimes La Parole libérée, fondée à Lyon en 2015 par d’anciens scouts abusés par un prêtre pédophile, Bernard Preynat. Au total, l’association recense près de 85 victimes de ce prêtre. Le film suit trois d’entre elles, incarnées à l’écran par les acteurs Melvil Poupaud, Denis Ménochet et Swann Arlaud.

 

Le sujet est en pleine actualité en France, alors que s’est tenu début janvier à Lyon le procès du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, et de cinq autres personnes pour non-dénonciation d’agressions sexuelles pédophiles dans cette affaire, dite affaire Barbarin. Le jugement est attendu le 7 mars. Mis en examen pour agressions sexuelles depuis janvier 2016, le père Preynat pourrait quant à lui être jugé cette année.

 

Jeudi à Paris, FRANÇOIS OZON a confié au Figaro son étonnement quant à cette démarche: «Régine Maire a vu le film chez nos avocats, quand j’étais à Berlin. Je ne peux pas parler pour elle mais j’espère que le film a calmé ses angoisses. Elle fait du mieux qu’elle peut à la place qui est la sienne. Les gens trouvent qu’elle a une très bonne écoute. Ce qui la gêne, c’est que son nom soit cité mais tout ce que raconte correspond à des verbatims. Tous les mails avaient déjà été publiés sur le site de la Parole libérée donc je n’invente rien. Il n’y a pas d’attaque sur la vie privée, ni sur la présomption d’innocence. On la montre dans un cadre public et professionnel. Demandez aux journalistes qui ont suivi l’affaire, il n’y a aucun scoop. On apprend des choses sur les victimes, pas sur les autres protagonistes de l’histoire.»

 
 

AFP agence
Le figaro.fr

 

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Sainte Vierge (Blessed Virgin) : le prochain film de Verhoeven risque-t-il de prendre la foudre ? (August 24, 2018)

Ex-archbishop of Washington DC is most senior figure to be removed from priesthood in modern times

 

A former Roman Catholic archbishop and cardinal has been dismissed from the priesthood after the Vatican found him guilty of sexually abusing minors in a sign of an increasingly hardline stance taken by the church.

 

Theodore McCarrick, 88, one of the prominent figures in the church, was defrocked just days before an unprecedented global summit of bishops to discuss child sexual abuse is convened by the Vatican.

 

The Vatican’s move makes McCarrick the most senior figure to be removed from the priesthood in modern times. He will no longer be permitted to act as a cleric, and is forbidden to celebrate the sacraments except to grant absolution for sins to a person close to death. Only excommunication is a more severe punishment.

 

Pope Francis has approved the action as “definitive”, meaning McCarrick will not be allowed to appeal, the Vatican said on Saturday.

 

An earlier Vatican hearing had found him guilty of soliciting for sex while hearing confession “with the aggravating factor of the abuse of power” and ordered his “dismissal from the clerical state”.

 

McCarrick, who retired as archbishop of Washington DC in 2006, was forced to resign as a cardinal last July after a man publicly alleged that he had been sexually abused by the cleric from 1971, when he was a 16-year-old altar boy in New York.

 

McCarrick denied the claims, but the archdiocese of New York found the allegation “credible and substantiated” and turned the case over to the Vatican for investigation.

 

Another man subsequently claimed he had also been abused as a child by McCarrick, and several former trainee priests alleged they had been sexually harassed by the former cardinal at his New Jersey beach house.

 

Since September, McCarrick has been living in a friary in rural Kansas after being ordered to a “life of prayer and penance”.

 

Pope Francis became personally embroiled in the McCarrick case after a retired Vatican diplomat accused the pontiff of being aware of rumours about McCarrick’s behaviour but failing to take action.

 

In an 11-page testimony, archbishop Carlo Maria Viganò, 77, a former Vatican ambassador to the US, said there was a “conspiracy of silence not so dissimilar from the one that prevails in the mafia”.

 

He called on the pope to step down, saying: “Corruption has reached the very top of the church’s hierarchy.” The accusations were seized on by Francis’s conservative enemies, plunging the pope into the worst crisis of his papacy.

 

Next week, more than 100 bishops from around the world will meet in Rome for a four-day summit convened by the pope to address issues of sexual abuse and its cover-up.

 

It comes after a disastrous year for the church, with abuse and cover-up scandals emerging in multiple countries, and the pope being accused of failing to grasp the seriousness and scale of the problem.

 

Francis has sought to get on top of the issue. In December, he vowed that the church would “spare no effort” to bring perpetrators to justice.

 
 

Harriet Sherwood
The Guardian

 

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bishop-accountability.org : Documenting the Abuse Crisis in the Roman Catholic Church

 

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La névrose chrétienne (1976) par le Docteur PIERRE SOLIGNAC (May 25, 2012)

 

Pope Francis for the first time said that priests and bishops in the Catholic Church had sexually abused nuns, and that some priests had been suspended. Credit Vatican Media

 
 

ABOARD THE PAPAL PLANE — Pope Francis said on Tuesday that the Roman Catholic Church had faced a persistent problem of sexual abuse of nuns by priests and even bishops, the first time he has publicly acknowledged the issue.

 

Catholic nuns have accused clerics of sexual abuse in recent years in India, Africa, Latin America and in Italy, and a Vatican magazine last week mentioned nuns having abortions or giving birth to the children of priests. But Francis has never raised the issue until he was asked to comment during a news conference aboard the papal plane returning to Rome from his trip to the United Arab Emirates.

 

“It’s true,” Francis said. “There are priests and bishops who have done that.”

 

The pope’s admission opens a new front in the long-running scandal of sexual abuse by priests, recognizing nuns who have tried for years to call attention to their plight. With the #MeToo movement going strong, and Francis under pressure for neglecting the victims of child abuse, the nuns’ pleas have gained traction.

 

In November, the organization representing the world’s Catholic women’s religious orders, the International Union of Superiors General, publicly denounced the “culture of silence and secrecy” that contributed to abuse, and urged nuns to report abuse to law enforcement.

 

A top official in the Vatican office that handles sexual abuse allegations resigned last month after a former nun accused him of making sexual advances during confession. The official, the Rev. Hermann Geissler, chief of staff in the Vatican’s doctrinal office, denied the allegation, the Vatican said.

 

An article last week in Women Church World, the women’s magazine of the Vatican newspaper L’Osservatore Romano, blamed the abuse on the outsize power of priests.

 

“The abuse of women results in procreation and so is at the origin of the scandal of imposed abortions and children not recognized by priests,” wrote the article’s author, Lucetta Scaraffia, a feminist intellectual and the editor in chief of Women Church World.

 

Asked about these developments on Tuesday, Francis said that it was a continuing problem and that the Vatican was working on the issue. Some priests, he said, have been suspended.

 

“Should more be done? Yes,” Francis said. “Do we have the will? Yes. But it is a path that we have already begun.”

 

Francis recalled that his predecessor, Benedict XVI, had been “a strong man” who he said had sought to remove priests who committed sexual abuse and even “sexual slavery.”

 

Francis spoke about a case in which Benedict dissolved an order of nuns “because a certain slavery of women had crept in, slavery to the point of sexual slavery on the part of clergy or the founder.”

 

A Vatican spokesman, Alessandro Gisotti, said later that Francis was referring to the Contemplative Sisters of Saint-Jean, a small group in France that confronted a variety of problems.

 

Even though the abuse of nuns gets less attention than the abuse of children and young men, it is not new. In the 1990s, as the child sex abuse crisis was starting to emerge in the United States, leaders of women’s religious orders wrote several reports calling attention to cases of priests abusing nuns.

 

Many examples came from Africa, where priests were said to have turned to nuns for sex during the spread of AIDS. One sister at the time, Maura O’Donohue, wrote of a case in Malawi where priests impregnated nearly 30 sisters in one congregation. When they complained to the archbishop, she wrote, they were replaced.

 

Last year, a nun in India accused a bishop of repeatedly raping her between 2014 and 2016. The bishop was arrested after she reported him to the police, a decision that divided the local Catholic community. Many priests celebrated when the bishop, who faces trial this year, was released on bail.

 

In a high-profile case in Chile, the Vatican is investigating reports that priests abused nuns. Current and former nuns said the women had been removed from the order when they reported the abuse.

 

Last summer, an investigation by The Associated Press found cases of abuse of nuns in Europe, Asia, Africa and South America, and reported that the Vatican had not adequately punished offenders or supported victims.

 

At a conference in Pakistan recently, Sister Rose Pacatte, who is based in Los Angeles, spoke to leaders of women’s religious orders on how to prevent abuse.

 

“Don’t report to bishop or priest as the first step to deal with the situation,” warned one slide in her presentation. “They may be the abusers or may protect them.”

 

Last year, Mary Dispenza, a former nun who works with the Survivors Network of Those Abused by Priests, a victims’ advocacy group, helped popularize the hashtag #nunstoo on Twitter. She intended to gather stories of people abused by nuns, but started to hear from nuns about abuse by priests.

 

“I’m really angered by the words of the pope just now,” Ms. Dispenza said in a telephone interview on Tuesday. “I am angered by the Pope not standing up and really speaking out about the tragedy, and actions he will take.”

 

The majority of the pope’s visit to the United Arab Emirates was focused on interreligious dialogue with the Muslim world, and it culminated with the signing of a sort of manifesto for brotherhood with Ahmed al-Tayeb, the grand imam of Egypt’s influential Al Azhar mosque.

 

Asked on the plane home about conservative criticism that he had been Pollyannaish in his approach to the Middle East and been taken advantage of by the Muslim sheikhs, Francis joked, “Not only the Muslims,” and noted that his critics felt he had been manipulated by just about everyone.

 

But he said the document he signed was on strong theological footing.

 

“I want to say this clearly, from a Catholic point of view, the document has not moved a millimeter” from church teaching codified in the Second Vatican Council. He said he took the extra step of having the document vetted by a tough Dominican theologian, who approved it. “It’s not a step backward,” he said. “It is a step forward.”

 

He also made it clear that he had continued to voice his concerns about the persecution of Christians in the region — which he said his flock knew all too well — but that either “me or another Peter,” meaning a successor pope, would surely visit more Muslim countries.

 

Earlier Tuesday, the pope celebrated Mass at the Zayed Sports City Stadium in Abu Dhabi before roughly 135,000 Catholics, many of them migrants from India, the Philippines and South America, who had come to the Emirates to work.

 

The Mass, also attended by 4,000 Muslims, was the largest public celebration of a Christian rite in the history of the Muslim country, where the worship of other faiths is tolerated but is not typically done in such a public way.

 

The next major event on the pope’s schedule is a meeting with presidents of the world’s bishops’ conferences at the end of February in Rome to focus on a response to the global sex abuse crisis that is threatening the pope’s legacy and the moral capital that is the currency of his pontificate.

 

 

Jason Horowitz reported from aboard the papal plane, and Elizabeth Dias from Washington. Elisabetta Povoledo contributed reporting from Rome.




Jason Horowitz and Elizabeth Dias
The New York Times

 

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Vatican meets #MeToo: Nuns denounce their abuse by priests (July 28, 2018)

 

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bishop-accountability.org : Documenting the Abuse Crisis in the Roman Catholic Church

 

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More than 500 priests accused of sexual abuse not yet publicly identified by Catholic Church, Illinois attorney general finds (December 20, 2018)
Prendre la mesure du scandale des prêtres pédophiles au Québec (October 10, 2018)
Abus: le pape exprime sa «honte», Dublin lui demande d’agir (August 25, 2018)
Pennsylvanie: 300 prêtres accusés de pédophilie, plus de 1000 victimes (August 14, 2018)
Cardinal Theodore McCarrick Resigns Amid Sexual Abuse Scandal (July 28, 2018)
Les 34 évêques chiliens offrent leur démission après un scandale de pédophilie (May 18, 2018)
Le cardinal australien Pell sera jugé pour agressions sexuelles (May 1, 2018)
Pope revives lapsed sex abuse commission amid skepticism (February 17, 2018)
Le pape exprime sa “honte” pour des cas de pédophilie dans le clergé chilien (January 16, 2018)
Vatican police ‘break up gay orgy at home of secretary of one of Pope Francis’s key advisers’
(July 5, 2017)
Pédophilie dans l’Eglise : le poids du silence (2017) présenté par ELISE LUCET (May 18, 2017)
One in 14 Catholic priests accused of abuse in Australia (February 6, 2017)
Des prêtres de Montréal se verront interdire d’être seuls avec des enfants (June 23, 2016)
Le pape crée une instance pour juger les évêques couvrant des abus sexuels (June 10, 2015)
Les propos du pape sur la pédophilie ont des échos jusqu’au Québec (July 15, 2014)
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Pornographie juvénile : un prêtre de Sorel-Tracy accusé (March 8, 2013)
Congrégations générales – Les problèmes de l’Église sur la table (March 7, 2013)
Agressions sexuelles: un deuxième frère de Sainte-Croix sera arrêté (December 29, 2012)
Symposium sur la pédophilie – Le pape appelle au «renouveau de l’Église» (February 15, 2012)
Pornographie juvénile – Sitôt condamné, l’ex-évêque Lahey est libéré (January 5, 2012)
Église néerlandaise: des «dizaines de milliers» de mineurs abusés sexuellement (December 16, 2011)
Pédophilie – L’Église veut éduquer son clergé par Internet (June 28, 2011)
Former Catholic bishop Raymond Lahey pleads guilty to child pornography charges (May 4, 2011)
Pédophilie – Le Vatican va envoyer une «circulaire» aux évêques (November 20, 2010)
Undercover Reporter Films Priests At Gay Clubs (July 26, 2010)
Le Vatican durcit les règles contre la pédophilie (July 15, 2010)
Top Catholic Priest Accused of Sexually Abusing His Own Sons (June 25, 2010)
Pope addresses priest abuse scandal (June 11, 2010)
Vatican Sex Abuse Prosecutor: Guilty Priests Are Going To Hell (June 4, 2010)
Priest Accused Of Abusing Boy, Turning Home Into ‘Erotic Dungeon’ Surrenders To Police
(May 26, 2010)
Le Vatican publiera un guide contre la pédophilie (April 9, 2010)
Agressions sexuelles par des membres du clergé – Les victimes exigent la démission de Mgr Ouellet (February 17, 2010)

 

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La névrose chrétienne (1976) par le Docteur PIERRE SOLIGNAC (May 25, 2012)

L'Abbatiale de la
Liturgie Apocryphe

"The production of nervous force is directly connected with the diet of an individual, and its refining depends on the very purity of this diet, allied to appropriate breathing exercises.

The diet most calculated to act effectively on the nervous force is that which contains the least quantity of animal matter; therefore the Pythagorean diet, in this connection, is the most suitable.

...

The main object was to avoid introducing into the organism what Descartes called 'animal spirits'. Thus, all animals that had to serve for the nourishment of the priests were slaughtered according to special rites, they were not murdered, as is the case nowadays".