HyperNormalisation
Adam Curtis, 2016, UK, 166 min



HyperNormalisation wades through the culmination of forces that have driven this culture into mass uncertainty, confusion, spectacle and simulation. Where events keep happening that seem crazy, inexplicable and out of control—from Donald Trump to Brexit, to the War in Syria, mass immigration, extreme disparity in wealth, and increasing bomb attacks in the West—this film shows a basis to not only why these chaotic events are happening, but also why we, as well as those in power, may not understand them. We have retreated into a simplified, and often completely fake version of the world. And because it is reflected all around us, ubiquitous, we accept it as normal. This epic narrative of how we got here spans over 40 years, with an extraordinary cast of characters— the Assad dynasty, Donald Trump, Henry Kissinger, Patti Smith, early performance artists in New York, President Putin, Japanese gangsters, suicide bombers, Colonel Gaddafi and the Internet.


HyperNormalisation weaves these historical narratives back together to show how today’s fake and hollow world was created and is sustained. This shows that a new kind of resistance must be imagined and actioned, as well as an unprecedented reawakening in a time where it matters like never before.

thoughtmaybe.com


HyperNormalisation (2016) by ADAM CURTIS


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The Trap: What Happened to Our Dream of Freedom (2007) de ADAM CURTIS (December 9, 2011)
The Century Of Self (2002) by ADAM CURTIS (December 23, 2010)


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Requiem for the American Dream
Peter D. Hutchison, Kelly Nyks, Jared P. Scott, USA, 2015, 73 min



Using interviews filmed over four years, Noam Chomsky discusses the deliberate concentration of wealth and power found in the hands of a select few.


requiemfortheamericandream.com


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Why Humans run the World (June 17, 2015)
In girum imus nocte et consumimur igni (1978) de GUY DEBORD (October 22, 2011)


The Flowers of St. Francis
Roberto Rossellini, Italy, 1950, 87 min



In a series of simple and joyous vignettes, director Roberto Rossellini and co-writer Federico Fellini lovingly convey the universal teachings of the People’s Saint: humility, compassion, faith, and sacrifice. Gorgeously photographed to evoke the medieval paintings of Saint Francis’s time, and cast with monks from the Nocera Inferiore Monastery, The Flowers of St. Francis is a timeless and moving portrait of the search for spiritual enlightenment.


The Flowers of St. Francis (1950) by ROBERTO ROSSELLINI

The Flowers of St. Francis (1950) by ROBERTO ROSSELLINI


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Black Narcissus (1947) by MICHAEL POWELL and EMERIC PRESSBURGER (April 22, 2016)
Vredens Dag (1943) by CARL THEODOR DREYER (June 20, 2013)
Andrei Rublev (1966) by ANDREI TARKOVSKY (February 17, 2013)

La statue de Marie et de l'Enfant-Jésus, dressée devant l'église Sainte-Anne des Pins, à Sudbury

Le prêtre Lajeunesse désolé qu’on ait décapité le bébé Jésus, à l’église Ste Anne des Pins. Une artiste s’offre à sa reconstruction.
Photo NATACHA LAVIGNE


La statue de Marie et de l’Enfant-Jésus, dressée devant l’église Sainte-Anne des Pins, à Sudbury, est souvent victime d’actes de vandalisme. L’Enfant-Jésus a maintes fois été décapité, au grand malheur des paroissiens. Une artiste de la région s’est proposée de la reconstruire.


Le 30 octobre 2015, des fidèles ont constaté que des casseurs avaient endommagé la statue, mais cette fois-ci la tête est demeurée introuvable.


Ça déchire le cœur. Pourquoi faire une chose pareille? Que vont-ils faire avec la tête?
– Le prêtre Gérard Lajeunesse

« C’est un manque de respect. Toute la symbolique de ce que c’est aussi », a confié le prêtre Gérard Lajeunesse, en entrevue avec Radio-Canada. Suzanne Martel est une fidèle de la paroisse. Elle ne comprend pas pourquoi certains ont pu vouloir endommager l’œuvre d’art.


« J’ai de la peine qu’on vienne faire des choses comme ça ici. On ne va pas dans les autres places faire du mal comme ça. Ce n’est pas bien », déplore-t-elle.



Reconstruction prochaine


L’artiste locale Heather Wise se promenait près de l’église avec une amie l’hiver dernier, lorsqu’elle s’est aperçue que l’œuvre d’art avait été mutilée. Elle a rencontré les responsables de l’église et a offert de la reproduire gratuitement.


Le prêtre Lajeunesse se dit reconnaissant du geste de Mme Wise, puisqu’il aurait coûté 10 000 dollars pour remplacer la statue.


« C’est elle qui s’est présentée. Elle a fait ça en quelques heures. Ce qui est là maintenant est très visible, comme ce sont des couleurs différentes, mais tout de même. Ça montre son talent et son bon cœur », de dire Gérard Lajeunesse.



Natacha Lavigne
Radio-Canada


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En Espagne, la restauration d’une peinture du Christ fait hurler (August 22, 2012)

Une directive des évêques de l’Ouest canadien pressant les prêtres de refuser l’accès aux rites et funérailles religieux aux personnes ayant demandé l’aide à mourir soulève la colère des organismes qui protègent les droits des personnes malades. Cette position, qualifiée de « rétrograde » par certains, sème aussi la division chez les évêques canadiens réunis cette semaine en assemblée annuelle.


Le vade-mecum controversé des évêques de six diocèses de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest de l’Ouest, émis le 14 septembre dernier, survient alors que la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a fait de l’aide à mourir l’un des thèmes centraux de sa rencontre annuelle qui se déroule cette semaine à Cornwall.


La position radicale des évêques de l’Ouest constitue une réponse à la nouvelle loi fédérale autorisant le recours à l’aide à mourir et au suicide assisté. Même si l’Église s’est toujours clairement prononcée contre toute forme d’aide à mourir, aucune directive n’avait encore été édictée par les autorités religieuses sur l’impact de cette nouvelle réalité sur la pastorale et les pratiques religieuses.


« Si l’Église refuse d’accorder des funérailles à quelqu’un, ce n’est pas en guise de punition mais en guise de reconnaissance de sa décision — une décision qui amène cette personne à poser un geste contraire à la foi chrétienne », tranche le document, transmis cette semaine à tous les évêques canadiens.


Le document souligne qu’il serait « scandaleux » que la cérémonie religieuse donne l’impression de cautionner ce « péché mortel » et « soit interprété comme un encouragement pour d’autres à commettre ce mal ».


Cette orientation divise grandement les évêques du pays, car aucun consensus n’a encore été arrêté sur cette question délicate, assure l’évêque de Valleyfield, Mgr Noël Simard. « Dans mon atelier, dit-il, les avis étaient partagés. »



Dissimuler l’aide à mourir


Selon ce dernier, il n’y a « pas encore de lignes directrices sur l’approche à avoir ». Mais il est urgent de réfléchir à cette question puisque l’accès à l’aide à mourir au Québec a déjà poussé certains citoyens à dissimuler à des prêtres le fait que leur proche ait requis ce soin de fin de vie, par crainte de se voir refuser des obsèques à l’église.


« J’ai connaissance d’un cas ou le prêtre a eu connaissance après les funérailles de personnes qui ont caché la cause réelle du décès. Les gens connaissent la position de l’Église à ce sujet », soutient Mgr Noël.


Selon ce dernier, l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ) devra tôt ou tard se positionner elle aussi sur le sujet, car la réalité de l’aide à mourir soulève de nombreuses questions. « Qu’est ce qu’on fait avec les préarrangements funéraires ? Avec l’extrême-onction, et que faire quand un geste devient public ? », soulève Mgr Noël.


À l’image de l’AECQ, qui a jusqu’ici prôné une pastorale « d’accompagnement » sans dicter de ligne à suivre en ce qui à trait aux rites de fin de vie, Mgr Noël estime que la décision doit être jugée « au cas par cas ». « Avant d’arriver à une norme et de dire non, il faut recevoir, accompagner et accueillir. Ces situations sont complexes et la pastorale essaie de comprendre cette nouvelle réalité », a-t-il dit.


Chose certaine, la position adoptée dans l’Ouest canadien trouve des émules, notamment à Ottawa, où l’archevêque Terrence Prendergast a déjà affirmé que ceux qui ont demandé l’aide à mourir ne devraient pas recevoir les derniers sacrements ou des funérailles religieuses. Les évêques de l’Ouest font valoir que l’aide à mourir diffère du cas des personnes ayant commis le suicide — auxquelles l’Église accorde aujourd’hui le droit à des funérailles — puisqu’on reconnaît aujourd’hui que ce geste irréparable découle d’une détresse psychologique ou d’une maladie mentale. « Le problème avec l’aide à mourir, nuance Mgr Noël, c’est que c’est prémédité. »



Colère chez les patients


Cette attitude jugée « rétrograde » a soulevé mercredi la colère d’organismes oeuvrant pour la protection des droits des personnes malades. « C’est inacceptable, on retourne 50 ans, 100 ans en arrière. Refuser l’accès aux derniers sacrements, je trouve ça d’une barbarie sans nom », s’est offusqué Pierre Blain, président du Regroupement provincial des comités des usagers (RCPU), un organisme favorable à l’aide à mourir. À son avis, si la position des évêques albertains venait à être adoptée au Québec, ce serait clairement discriminatoire.


La réaction est tout aussi vive au Comité pour la protection des malades, dont le président, Paul Brunet, se dit croyant, tout comme son frère aujourd’hui décédé, Claude Brunet, qui a fondé l’organisme en 1974. « On a permis aux divorcés de fréquenter l’église, alors je ne vois pas en quoi cette position est inclusive, soulève-t-il. J’aurais beaucoup de difficulté à ce qu’un prêtre ne prenne pas en considération la demande venant d’une personne qui a requis l’aide à mourir. Qui sont-ils pour juger ? »


Chose certaine, le sujet risque de faire surface au Québec et ailleurs, d’autant plus que les lignes édictées par les assemblées épiscopales constituent davantage des orientations que des obligations, selon les informations obtenues de l’Assemblée des évêques québécois. Ni l’AECQ ni la CECC ne peuvent dicter la conduite des évêques, puisque ces assemblées constituent davantage des lieux de réflexion sur la liturgie et la justice sociale. Chaque évêque est en effet libre d’adopter sa propre « approche pastorale. »



Isabelle Paré
Le Devoir

Illustration GÉRARD DUBOIS pour L'actualité

Illustration GÉRARD DUBOIS



Quatre Québécois sur cinq adhèrent à cette idée. Et des observateurs croient que bien des scandales à caractère sexuel auraient été évités si l’obligation du célibat des prêtres avait été levée.


«N’allez pas croire que les gens d’Église n’ont pas de sexualité. De la naissance à la mort, nous avons tous des fantasmes. Moi autant que vous», déclare l’abbé François Sarrazin, chancelier de l’évêché de Montréal, le plus grand diocèse du Québec avec son million d’âmes. Il précise que la chasteté, «un effort quotidien», impose une maîtrise de soi où la raison est appelée à dominer les pulsions.


C’est à cet homme vêtu de noir de pied en cap à l’exception du petit rectangle blanc au cou — le col romain — que j’ai présenté les résultats du sondage Banc public-CROP-L’actualité sur la sexualité et la religion catholique. Celui-ci révèle que 7 Québécois sur 10 croient que les prêtres et les religieuses ont une  vie sexuelle active. Et 8 sur 10 accepteraient que les gens d’Église puissent la vivre «ouvertement». «Un résultat auquel il fallait s’attendre dans une société hédoniste comme la nôtre», soupirait l’abbé au téléphone en insistant sur le terme « hédoniste » avant de me donner rendez-vous à l’évêché.


Âgé de 67 ans, ce spécialiste du droit canonique, ferré en grec et en latin, accepte volontiers de parler sexe avec le journaliste de L’actualité. Sous ses dehors austères, il se montre ouvert d’esprit, affable et chaleureux. La chasteté, il la pratique depuis son ordination, en 1976. Jamais le moindre échange sexuel? «Jamais!» lance-t-il en précisant que cette abstinence, qui comprend aussi la masturbation, génère en lui une grande joie. Il confie, un peu gêné, qu’il a trouvé plus difficile d’appliquer la règle de l’obéissance.


Le vœu de chasteté est l’une des trois conditions d’entrée en religion des moines et religieuses, avec la pauvreté et l’obéissance. Chez les prêtres, il n’est pas question de chasteté (absence de pensées sexuelles), mais de «continence parfaite et perpétuelle» (privation permanente des plaisirs sexuels). Le droit canonique précise dans son article 277 que le célibat est ce «don particulier de Dieu par lequel les ministres sacrés peuvent s’unir plus facilement au Christ avec un cœur sans partage». Le célibat des prêtres n’a pas toujours été imposé par l’Église. Jusqu’au XIIe siècle, ils pouvaient prendre épouse. Encore aujourd’hui, les Églises catholiques orientales comptent dans leurs rangs de nombreux prêtres mariés. Ceux-ci assistent aux synodes et élisent les papes tout autant que nos chastes cardinaux.


Le chancelier est conscient que l’image de l’Église a été ternie par des scandales de pédophilie, mais il soutient que cette maladie a longtemps été mal connue et donc mal traitée par les autorités ecclésiales. C’est désormais «tolérance zéro» sur ces questions. Reconnu coupable d’agressions sexuelles, un prêtre perd ses pouvoirs et, exceptionnellement, peut être renvoyé de l’Église.


C’est pour des raisons pratiques que le concile de Latran a imposé en 1123 le célibat sacerdotal des prêtres, souligne Luc Phaneuf, chargé du cours d’éthique et culture religieuse au collège secondaire privé Stanislas de Montréal. Libérés de leurs devoirs familiaux et matrimoniaux, les hommes d’Église pouvaient se consacrer entièrement à leurs paroissiens. «Le prêtre est alter Christi [l’autre Jésus], dit-il. Comme le Christ n’était pas marié, il ne doit pas l’être davantage. Il est dans un état de disponibilité totale à l’égard de tous.»


L’enseignant de 51 ans a lui-même pratiqué l’abstinence pendant plusieurs mois avant d’épouser sa compagne. Ils ont aujourd’hui quatre enfants et fréquentent l’église en famille. «L’abstinence permet de regarder notre communauté avec un regard pur. Je comprends très bien l’intérêt d’acquérir cette maîtrise de soi lorsqu’on s’occupe de questions religieuses», affirme-t-il.


L’auteur de la chronique «Éthique et religion» du Devoir, Jean-Claude Leclerc, croit qu’«un certain nombre de scandales à caractère sexuel auraient été évités si l’institution avait renoncé au célibat des prêtres». Il estime que cette règle est l’une des plus explosives du sacerdoce. «Sauter la clôture», pour un homme d’Église, «c’est comme un policier qui tient des prêts usuraires; c’est violer un serment». D’où la culture du secret qui a cours.


Mais dans une société comme la nôtre, certains secrets finissent par éclater au grand jour. «Il existe, en France comme au Canada, des associations de conjointes de prêtres qui font des pressions pour que les choses changent», souligne le chroniqueur.


Le temps n’est-il pas venu pour l’Église catholique de renoncer au célibat de ses ministres du culte? «Le problème est à mon agenda», a lancé le pape François quand un ancien prêtre lui a posé la question dans le cadre d’un entretien privé, en février 2015, dont quelques extraits ont été rendus publics. «Nous ne verrons pas de changements de ce côté-là de mon vivant. Peut-être nos enfants, mais je gagerais plutôt sur nos petits-enfants», commente avec un sourire dans la voix Jean-Claude Leclerc.



Mathieu-Robert Sauvé
L’actualité


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La névrose chrétienne (1976) par le Docteur PIERRE SOLIGNAC (May 25, 2012)


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Des prêtres de Montréal se verront interdire d’être seuls avec des enfants (June 23, 2016)
Le pape crée une instance pour juger les évêques couvrant des abus sexuels (June 10, 2015)
Les propos du pape sur la pédophilie ont des échos jusqu’au Québec (July 15, 2014)
Des victimes de prêtres veulent Mgr Ouellet comme pape (March 11, 2013)
Pornographie juvénile : un prêtre de Sorel-Tracy accusé (March 8, 2013)
Congrégations générales – Les problèmes de l’Église sur la table (March 7, 2013)
Agressions sexuelles: un deuxième frère de Sainte-Croix sera arrêté (December 29, 2012)
Symposium sur la pédophilie – Le pape appelle au «renouveau de l’Église» (February 15, 2012)
Pornographie juvénile – Sitôt condamné, l’ex-évêque Lahey est libéré (January 5, 2012)
Église néerlandaise: des «dizaines de milliers» de mineurs abusés sexuellement (December 16, 2011)
Pédophilie – L’Église veut éduquer son clergé par Internet (June 28, 2011)
Former Catholic bishop Raymond Lahey pleads guilty to child pornography charges (May 4, 2011)
Pédophilie – Le Vatican va envoyer une «circulaire» aux évêques (November 20, 2010)
Le Vatican durcit les règles contre la pédophilie (July 15, 2010)
Top Catholic Priest Accused of Sexually Abusing His Own Sons (June 25, 2010)
Pope addresses priest abuse scandal (June 11, 2010)
Vatican Sex Abuse Prosecutor: Guilty Priests Are Going To Hell (June 4, 2010)
Priest Accused Of Abusing Boy, Turning Home Into ‘Erotic Dungeon’ Surrenders To Police
(May 26, 2010)
Le Vatican publiera un guide contre la pédophilie (April 9, 2010)
Agressions sexuelles par des membres du clergé – Les victimes exigent la démission de Mgr Ouellet (February 17, 2010)

Affaires courantes :




Assemblage Hashed Out 12″ #odthq #odt514

Une photo publiée par Nic Parise (@desordre_ordonne) le



HASHED OUT 'Cosmic Pessimism' (2016) on l'Oeil du Tigre


HASHED OUT 'Cosmic Pessimism' (2016)

HASHED OUT 'Cosmic Pessimism' (2016)

HASHED OUT 'Cosmic Pessimism' (2016)

Ruins Rider (2016) de PIERRE-LUC VAILLANCOURT

Ruins Rider (2016) de PIERRE-LUC VAILLANCOURT

Images tirées de Ruins Rider (2016) de PIERRE-LUC VAILLANCOURT. Détails à venir.




'An Occupation of Loss' (2016) TARYN SIMON

The mysterious transit of the soul to the afterlife, soothing wounds, collective bereavement, inscriptions in sound and song of thought that words cannot express: These subjects and more are beautifully brought forth in a somber, stirring, sepulchral 40-minute interactive performance, An Occupation of Loss,” organized by artist TARYN SIMON in the vast darkened drill hall at the Park Avenue Armory (and being staged ten times nightly, now through September 25).


After being admitted through a side second-story entrance, 50 or so viewers descend a long staircase to see 11 cement silos or circular towers almost 50 feet high, opened at the top and arranged in a semicircle. It’s like a giant pipe organ. Long ramps lead to a slightly elevated oblong opening at the foot of each tower. Viewers may duck inside. There, in intimate quarters usually seated on a bench, are professional mourners from 11 different countries, including Albania, Azerbaijan, Ecuador, and Ghana. There are people in robes, gowns, full body wraps, giant masks, or altogether covered in black. All somehow ceremonial, ritualistic, liturgical. Fight off Simon’s highly staged theatricality and control-freakishness; set aside all the operatic imperiousness and thoughts of astronomical budgets to build all this and bring this global group together. What might sound hokey, exploitive, excessive, or merely anthropological instead whispers deeper meaning and the presence of importance and the archaic.


In the beginning I watched from outside, afraid to go in any of the towers. Finally, I ducked into one. And was shaken. I stood alone with a woman seated on a bench as she cried, tears running down her cheeks, rocking back and forth, thumping her thigh, moaning, singing, and speaking words I couldn’t understand. I knew this was a universal language of loss and inconsolability. I heard these sounds come out of me only once in my life; when I stood on Ninth Street and Fifth Avenue and wailed as I watched the first tower fall on September 11, 2001. At the Armory, I listened to this woman, saw that she grasped an American-flag handkerchief, and made out what sounded like the words bibi and something like niente — words I took to mean baby and nothing. Death. I moaned, looked down, felt embarrassed for being a spectator while she was in an insatiable world of pain. Later, I learned she was a dirge singer from Ghana. Time stopped. I had similar experiences inside every silo.


When I tried to go inside one with two veiled women dressed in black I was told by an attendant that “these women mourn only in the presence of women.” Many of the mourners were women. As we’re brought into the world with screams we are ushered out here by other women making other sounds. Rituals like these are meant to shepherd the soul to other incarnations, ward off demons, comfort the dead, console the living, perform ancient rites, recount heroic deeds, level karmic forces, recite prayers, lament, and usher a body back “home” to their cosmic collective family. Being a professional mourner is a higher calling. Yet it also comes with the stigma of being marginalized. Indeed, the Cambodian musicians here playing ceremonial songs played only as the soul is leaving the body, were forbidden to practice at all or put to death during the Khmer Rouge’s reign of terror. The mourners here from Russia, Albania, Romania, and other countries were forbidden to practice as well. This oppression of proper burial is as old as our first stories. In the Iliad Priam steals into Achilles’ tent begging for the body of his dead son Hector, whom Achilles has dragged in the dirt for days. Without proper burial and mourning there is no eternity. No peace.


Somehow at the Armory this intense listening in the dark releases sorrow, absolves, soothes wounds. In its very stylized yet direct, circumspect, respectful, and guttural way SIMON‘s warbling choristers and companion-priests open doors for us soon-to-be travelers, letting us feel the pulse of things bigger than we are, yet things we are composed of.



Jerry Saltz
Vulture


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‘Famous Deaths’ présentée au Centre Phi (June 30, 2016)
À la vie, à la mort de WALTER SCHELS & BEATE LAKOTTA à la Basilique Notre-Dame (July 8, 2012)
The Dead (2010) de JACK BURMAN (September 13, 2011)
At the Hour of Our Death by photographer SARAH SUDHOFF (October 29, 2010)

Liturgie Apocryphe

"The production of nervous force is directly connected with the diet of an individual, and its refining depends on the very purity of this diet, allied to appropriate breathing exercises.

The diet most calculated to act effectively on the nervous force is that which contains the least quantity of animal matter; therefore the Pythagorean diet, in this connection, is the most suitable.

...

The main object was to avoid introducing into the organism what Descartes called 'animal spirits'. Thus, all animals that had to serve for the nourishment of the priests were slaughtered according to special rites, they were not murdered, as is the case nowadays".