Atheists, agnostics most knowledgeable about religion, survey says


If you want to know about God, you might want to talk to an atheist.


Heresy? Perhaps. But a survey that measured Americans’ knowledge of religion found that atheists and agnostics knew more, on average, than followers of most major faiths. In fact, the gaps in knowledge among some of the faithful may give new meaning to the term « blind faith. »


A majority of Protestants, for instance, couldn’t identify Martin Luther as the driving force behind the Protestant Reformation, according to the survey, released Tuesday by the Pew Forum on Religion & Public Life. Four in 10 Catholics misunderstood the meaning of their church’s central ritual, incorrectly saying that the bread and wine used in Holy Communion are intended to merely symbolize the body and blood of Christ, not actually become them.


Atheists and agnostics – those who believe there is no God or who aren’t sure – were more likely to answer the survey’s questions correctly. Jews and Mormons ranked just below them in the survey’s measurement of religious knowledge – so close as to be statistically tied.


So why would an atheist know more about religion than a Christian?



Read the full story by Mitchell Landsberg, Los Angeles Times.



Silence religieux

MAJ : REGARDER L’ÉPISODE


À venir jeudi le 30 septembre 20h à l’émission Enquête de Radio-Canada


Il y a quelques mois, d’anciens élèves du Collège Notre-Dame sont sortis de l’ombre pour accuser plusieurs frères de la congrégation de Sainte-Croix d’agressions sexuelles. Selon eux, non seulement les responsables de la congrégation étaient au courant des crimes commis par leurs membres, mais ils n’ont dénoncé aucun des agresseurs et ils les ont même protégés.


Enquête a rencontré plusieurs victimes, recueilli les confessions extrêmement troublantes d’un ancien frère et obtenu un document confidentiel qui confirme ce que les victimes avancent : les responsables de Sainte-Croix savaient, mais ils ont choisi de se taire.



Merci FX Tremblay

Sex Abuse Victim Suing Pope

September 23, 2010 on CNN

 

Deaf victim of sex abuse is suing pope, and going public with his story for the first time

By Scott Bronstein
CNN Special Investigations Unit

MILWAUKEE, Wisconsin – Terry Kohut has kept a dark secret for nearly 50 years. Now he is breaking his silence, becoming a key figure in the sex-abuse crisis in the Catholic Church and the growing controversy over what Pope Benedict XVI did about it.

When Kohut was barely a teen, and for years afterward, he says, he was sexually molested and assaulted by the headmaster and priest of the school where he lived, St. John’s School for the Deaf, in Milwaukee, Wisconsin. What occurred there is one of the most notorious cases of sex abuse in the Catholic Church.

Read the full story.

 

Bonus :
Sex Abuse Victim Reads Letter That Kept His Abusive Priest in Church

September 24, 2010 on CNN.
View the Screenshot of the Letter.

Vatican Bank Under Investigation For Money Laundering Probe

ROME : The Vatican bank’s top two officials are under investigation for suspected money laundering and police have frozen 23 million euros ($30.21 million) of its funds, Italian judicial sources said on Tuesday.


They said President Ettore Gotti Tedeschi and director-general Paolo Cipriani were being investigated by Rome magistrates Nello Rossi and Stefano Fava in a case involving alleged violations of European Union money-laundering rules.


The Vatican confirmed the Rome magistrates’ action in a statement that expressed « perplexity and amazement » at the move and “utmost faith” in the two men who head the bank, officially known as Institute for Religious Works (IOR) …


Gotti Tedeschi, 65, has been at the helm of the bank for a year and is a close adviser to Italian Economy Minister Giulio Tremonti.


The sources said Italy’s financial police had preventively frozen 23 million euros of the IOR’s funds in an account in an Italian bank in Rome.


Two recent transfers from an IOR account in the Italian bank were deemed suspicious by financial police and blocked.


One was a transfer of 20 million euros to a German branch of a U.S. bank and another of 3 million euros to an Italian bank.


A statement from the Vatican’s Secretariat of State said the bank had committed no wrongdoing because it was transferring its own money between its own accounts.


Gotti Tedeschi, a devout Catholic who has taught financial ethics at the Catholic University of Milan, also heads an Italian unit of the Spanish Banco Santander (SAN.MC), according to its website.


He also serves on the board of several major Italian banks.



Read the full story at Reuters.

Jacques Godbout – De la révolution au déclin

Le Québec est-il toujours cette société post-Révolution tranquille surfant sur les acquis des années soixante sans savoir les renouveler? Cinquante ans plus tard, à l’heure des remises en question du modèle québécois, on a posé la question au cinéaste, romancier et intellectuel Jacques Godbout.


C’est la Cinémathèque québécoise qui nous inspire cette grande question. Pour souligner les 50 ans de l’entrée du Québec dans la « modernité », comme le dit l’expression consacrée, on y propose une série de projections de films relatifs à cette période. Au programme, entre autres: Patricia et Jean-Baptiste (1966) de Jean Pierre Lefebvre, Ti-Coeur (1969) de Fernand Bélanger, La Beauté même (1964) de Monique Fortier, De mère en fille (1967) d’Anne Claire Poirier, Trouble-fête (1964) de Pierre Patry et Kid sentiment (1967) de Jacques Godbout. Autant d’occasions de réinterroger l’héritage de cette période charnière.


En 1967, Jacques Godbout braquait sa caméra sur une jeunesse yé-yé, très américanisée, déjà fortement désensibilisée aux enjeux sociaux pour lesquels avaient lutté ses parents. Présage d’un avenir encore plus sombre? Aujourd’hui, du moins, Godbout ne se fait pas d’illusions sur les prétendus acquis de la Révolution tranquille. « Je pense que, bien souvent, les Québécois ne veulent pas regarder les choses en face. La Révolution tranquille s’est épuisée au début des années 80. On fait pour l’instant du surf sur une mer étale, mais nous ne vivons plus les soubresauts de la Révolution tranquille depuis au moins 30 ans. Pour moi, le « modèle québécois » est aussi mort et enterré. Il y a eu un enrichissement global de la société dont nous jouissons toujours, mais ce n’est même pas dû à la Révolution tranquille; c’est dû à l’après-guerre et à l’industrie nord-américaine en plein essor dans cette période. L’héritage intellectuel qu’on a pu laisser, lui, me semble s’être dispersé, et même presque éteint, pour être remplacé par un tout-au-divertissement qu’encourage aujourd’hui même la télévision d’État. La génération de la Révolution tranquille s’est installée avec beaucoup de bonheur dans le spectacle qu’elle se donne d’elle-même. »


Porter son regard sur la Révolution tranquille ne nous mène-t-il donc qu’à constater notre échec à en sauvegarder les acquis? « Pas sur tous les plans, dit Godbout, mais il faut bien se rendre compte que même l’interventionnisme étatique, une mesure salutaire que j’applaudis toujours, a pris chez nous des proportions dérangeantes. Ça fait de nous des assistés culturels et des assistés sociaux, on finit toujours par accuser le gouvernement quand survient un problème collectif. Je pense que c’est une mauvaise habitue qu’on a prise. »



Culture inc.


Scénariste et réalisateur permanent à l’Office national du film pendant plusieurs années, le cinéaste Godbout en a aussi long à dire sur les institutions culturelles créées pendant la Révolution tranquille, qui embrassent aujourd’hui des objectifs plus commerciaux qu’artistiques. « Il est évident que l’ONF n’est plus au service du cinéma québécois ou canadien, mais au service des compagnies de télécommunications. Quand on produit des films d’abord pour les téléphones intelligents, il est clair qu’on a perdu de vue une grande partie des objectifs artistiques et intellectuels du cinéma. Dans ce cas précis, on peut lancer la pierre au gouvernement Harper, qui joue franchement la carte du commerce, mais de toute façon, le mouvement nord-américain est tellement puissant dans ce sens que je ne vois pas comment on peut y résister. »


Nous voici donc de retour à la case départ? La culture québécoise serait hautement menacée, non pas seulement par le voisin anglophone, mais par les imperturbables lois du marché? « Oui, dit Godbout, mais ne soyons pas fatalistes. La culture québécoise est vouée à une sorte de spécialisation. Il y en aura de moins en moins, et de moins en moins d’occasions de la rencontrer, mais il y aura toujours des gens pour la faire vivre et la déguster. »


Il y a du moins là « un défi de taille pour la génération des moins de 40 ans », qui a la tâche de redynamiser les institutions québécoises et de réunir à nouveau les Québécois autour d’enjeux collectifs. « Cette génération n’a pas l’avantage du nombre, dit Godbout, mais j’ai plutôt confiance en elle. Ces hommes et femmes sont plus instruits que ceux qui les ont précédés, ils sont plus exigeants, ils ont mieux voyagé, ils ont plus d’instruments qu’autrefois, et il leur revient de changer la société. Je ne sais pas si on doit faire une nouvelle révolution, mais je sais que ce que la Révolution tranquille peut encore suggérer, c’est qu’il y a des périodes où l’espoir, quand il est partagé par tout le monde, peut bouleverser pas mal de choses. »


Il y a 50 ans… la Révolution tranquille
Encore trois soirées de projection, les 21, 28 septembre et 5 octobre
Détails sur la programmation: cinematheque.qc.ca



Philippe Couture
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