L'Abbatiale de la
Liturgie Apocryphe

Montréal, p.Q.

Lac-Saint-Jean: des mauvais plaisantins s'en prennent au Sacré-Cœur de Labrecque

Croix gammée dans une main, crucifix dans l’autre et cône orange sur la tête: tel est l’état dans lequel le Sacré-Cœur de Labrecque au Saguenay–Lac-Saint-Jean a été retrouvé lundi matin.

 

Le président de la paroisse (Fabrique) de Saint-Léon, Claude Vachon, déplore ce geste qui a été posé par de mauvais plaisantins. «C’est disgracieux, ça n’a pas d’allure», a-t-il commenté.

 

Il a confirmé au Journal qu’il allait porter plainte à la police.

 

Les employés de la localité ont retiré les objets qui ont été placés sur la statue ce matin.

 

Le monument est érigé dans un parc, devant l’église de la petite localité située à environ 30 minutes au nord-est d’Alma.

 

 

Isabelle Tremblay
Le Journal de Québec

 

Hypnagogia
Pierre-Luc Vaillancourt, Canada, 2018, 5 min
 
 

Marked by an intense hypnotic dimension, HYPNAGOGIA amplifies geophysical forces and propels telluric powers. The experience is an ontological fire, a cerebral blast of volcanic sensuality.

 

Hypnagogia (2018) de PIERRE-LUC VAILLANCOURT

Hypnagogia (2018) de PIERRE-LUC VAILLANCOURT

Hypnagogia (2018) de PIERRE-LUC VAILLANCOURT

 

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Upcoming screenings of Ruins Rider (2017) by PIERRE-LUC VAILLANCOURT (September 19, 2017)

Le retrait du crucifix du Salon bleu adopté à l'unanimité

Ce crucifix a été placé au-dessus du fauteuil du président de l’Assemblée nationale en 1936. Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot

 
 

Bien qu’il avait promis en campagne électorale que le crucifix de l’Assemblée nationale ne bougerait pas, le gouvernement Legault a fait adopter à l’unanimité une motion réclamant son retrait du Salon bleu, où il trône, afin de l’exposer ailleurs dans l’enceinte du Parlement.

 

Dans la foulée du dépôt de son projet de loi 21 sur la laïcité, le gouvernement de la CAQ a obtenu jeudi matin le consentement unanime de l’Assemblée nationale pour que le crucifix accroché au mur du Salon bleu depuis 1936 soit déplacé pour être « mis en valeur » à un autre endroit à l’Assemblée nationale.

 

Le libellé de la motion adoptée va comme suit : « Que l’Assemblée nationale mandate le Bureau de l’Assemblée nationale, suivant l’adoption du projet de loi n°21 “Loi sur la laïcité de l’État”, afin que ce dernier déplace le crucifix du Salon bleu pour le mettre en valeur dans l’enceinte du Parlement. »

 

La motion caquiste a été appuyée à l’unanimité par les 103 députés présents en Chambre. 22 sièges étaient vides lors du vote, dont plusieurs dans les rangs du PLQ.

 

Ce soudain changement de position du gouvernement au sujet de la présence du crucifix au Salon bleu, François Legault l’avait vaguement évoqué la semaine dernière lorsqu’il commentait le retrait du crucifix au conseil municipal de Montréal.

 

Il constitue une volte-face dans la mesure où M. Legault avait promis aux Québécois, lors de la campagne électorale, de maintenir ce symbole religieux au Salon bleu.

 

À l’époque, le chef de la CAQ avait expliqué que ce n’est pas pour sa signification religieuse qu’il désirait maintenir le crucifix dans la chambre des débats, mais bien pour sa valeur patrimoniale et historique.

 

Son parti s’était également opposé, en octobre 2017, à une motion de Québec solidaire qui réclamait un débat sur le retrait de ce symbole religieux.

 

 

Un compromis

Or, depuis deux semaines, le premier ministre Legault se disait dorénavant « prêt à en discuter ». Il avait notamment expliqué la semaine dernière, lors d’une mêlée de presse sur le sujet, que « tout le monde devait faire des compromis », y compris son gouvernement.

 

Ce qui fut fait, a confirmé jeudi matin le premier ministre, qui a expliqué que cette concession visait à obtenir l’appui le plus vaste possible dans la population québécoise à son projet de loi sur la laïcité.

 

« Je veux que ce débat se fasse avec le moins de dérapages possible, de façon sereine. C’est un geste important à poser et qui aurait dû être posé il y a une dizaine d’années », a expliqué M. Legault.

 

On fait un compromis sur le crucifix, on fait un compromis sur la clause de droits acquis pour rassembler le maximum de Québécois. C’est ça, mon objectif. – François Legault, premier ministre du Québec

Cette motion de la CAQ vise à clore une fois pour toutes l’épineux débat sur la présence d’un signe religieux ostentatoire dans la salle où débattent les députés, un lieu qui doit par définition être totalement neutre.

 

Pour plusieurs observateurs, il est incohérent pour les députés de l’Assemblée nationale de réitérer leur appui à la neutralité religieuse et au principe de séparation entre l’Église et l’État, tout en débattant chaque jour sous un immense crucifix.

 

D’un point de vue plus politique, c’est un compromis qu’offre le gouvernement à ses adversaires, alors que les débats s’annoncent âpres sur son projet de loi 21 censé réaffirmer et renforcer le principe de laïcité du gouvernement et de l’appareil d’État québécois.

 

Signe que les temps changent, en 2008, les députés de l’Assemblée nationale avaient approuvé à l’unanimité une motion du gouvernement de Jean Charest en faveur du maintien du crucifix à l’Assemblée nationale, en réponse au dépôt du rapport de la commission Bouchard-Taylor qui recommandait de le retirer.

 

 

83 ans au mur du Salon bleu

Ce n’est pas d’hier que la croix chrétienne trône à l’Assemblée nationale. C’est à l’initiative de Maurice Duplesssis, en 1936, que des crucifix ont été accrochés au-dessus du siège du président du Salon bleu et du Salon rouge, dans l’enceinte du Parlement.

 

Le crucifix qui ornait le Salon rouge a été enlevé en 1968, à la suite de l’abolition du Conseil législatif, qui faisait office de Sénat au Québec.

 
 

Radio-Canada

 

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Retrait du crucifix de l’hôtel de ville de Montréal (March 20, 2019)
Benhabib veut débattre du crucifix à Québec (August 15, 2012)
Le crucifix est là pour rester à l’hôtel de ville de Montréal (February 19, 2011)


 

*WARNING: The following video may be disturbing to some viewers.

 

A Catholic priest was stabbed as he celebrated mass Friday morning at Montreal’s St. Joseph’s Oratory. The incident was caught on video during a live streaming of the mass.

 

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Un prêtre poignardé en pleine messe à l’oratoire Saint-Joseph

Photo : Jacques Nadeau, Le Devoir. L’abbé Claude Grou, le recteur de l’oratoire Saint-Joseph, a été poignardé en pleine messe vendredi. On ne craint pas pour sa vie.

 
 

L’agression de l’abbé Claude Grou en pleine messe vendredi matin à l’oratoire Saint-Joseph est un acte isolé, confirme le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Le suspect, un homme de 26 ans, a été arrêté et est connu des policiers.

 

« Il s’agit d’un acte isolé, rien n’a été revendiqué », indique Caroline Chèvrefils, porte-parole du SPVM.

 

Alors qu’il célébrait la messe de 8h30, le père Grou a été agressé à l’arme blanche. Les images de l’attaque ont été diffusées sur le Web, puisque la messe est retransmise en direct. La bande vidéo montre un homme portant une casquette blanche et un long manteau noir s’avancer d’un pas rapide vers le choeur. L’assaillant sort une arme blanche et la pointe vers le prêtre qui tente de s’enfuir. C’est à ce moment que le suspect semble poignarder à deux reprises l’abbé Grou. Les deux hommes tombent au sol, sous le regard paniqué de nombreux fidèles. L’assaillant se relève rapidement et reste sur place, tandis que le prêtre reçoit de l’aide.

 

À l’arrivée des policiers, le suspect n’aurait offert aucune résistance. L’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, a été arrêté et amené en centre de détention où il devrait être interrogé dans les prochaines heures par les policiers.

 

Le prêtre aurait été blessé légèrement et a été transporté par les ambulanciers dans un centre hospitalier. On ne craint pas pour sa vie.

 
 

Scène violente

 

La scène violente s’est jouée devant une soixante de fidèles, qui étaient sous le choc après l’événement.

« Personne ne savait ce qui se passait exactement et j’ai vu que le prêtre bougeait un peu, loin de cette personne», a raconté Philip Barrett, qui a assistait à la messe.

 

« Il l’a frappé. Je n’ai pas vu clairement comment, mais c’était vers son corps, puis après je pense que le prêtre a tombé. Tout de suite, les gens ont réagi et sont allés vers le devant de l’église», a-t-il ajouté.

 

« L’assaillant était par terre, calme, et avait deux hommes par-dessus lui qui le maintenait », a raconté une autre témoin de la scène, Adèle Plamondon.

 

Dans une déclaration écrite, l’Archevêque de Montréal, Monseigneur Chistian Lépine a lancé un appel au calme. « Nous sommes tous en état de choc devant un acte de violence qui se déroule chez nous dans un endroit dédié à la paix. Nous savons que les lieux de cultes de différentes religions sont des cibles d’actes de violence. Nous voulons continuer sur des chemins de paix et d’amour, en croyant que l’on peut vaincre le mal par la prière et le bien », écrit-il.

 

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a réagi à l’agression sur Twitter. « Quel geste horrible et inexcusable qui n’a aucunement sa place à Montréal. Je suis soulagée d’apprendre que la vie du père Claude Grou, recteur de [l’oratoire Saint-Joseph] est hors de danger et que son état est stable. Au nom de tous les Montréalais, je lui souhaite prompt rétablissement. »

 
 

Améli Pineda
Le Devoir

Le crucifix rejoindra une section muséale qui sera créée dans l'hôtel de ville afin de mettre en valeur des objets patrimoniaux. Photo Alain Roberge, La Presse
Le crucifix rejoindra une section muséale qui sera créée dans l’hôtel de ville afin de mettre en valeur des objets patrimoniaux. Photo Alain Roberge, La Presse

 
 

Le crucifix trônant dans la salle du conseil municipal de Montréal sera retiré. La métropole profitera des travaux qui auront lieu à l’hôtel de ville pour les trois prochaines années pour enlever le symbole religieux et ne le réinstallera pas à la fin du chantier.

 

« Avec les travaux, on devait réfléchir à la place du crucifix dans la salle du conseil et on a pris la décision de retirer le crucifix », a annoncé ce matin Laurence Lavigne Lalonde, élue responsable des institutions démocratiques au sein de l’administration Plante.

 

L’ensemble des élus et des 200 employés travaillant à l’hôtel de ville déménageront en avril pour au moins trois ans, alors que l’hôtel de ville doit subir une importante cure de jeunesse.

 

L’administration Plante dit avoir profité de cette fenêtre pour réfléchir sur la place du crucifix. Au terme de la réflexion, il a été déterminé que la croix n’avait plus sa place au-dessus de la tête des élus.

 

Laurence Lavigne Lalonde a rappelé que le crucifix a été installé en 1937, un an après celui de l’Assemblée nationale à Québec. C’est le conseiller municipal Joseph-Émile Dubreuil qui avait demandé que la croix soit ajoutée à la salle du conseil « afin que les échevins se souviennent des serments qu’ils ont prêtés ».

 

« Il y a consensus pour dire que le contexte a changé. On vit dans une société qui a évolué et qui est représentée par des institutions démocratiques, qui se doivent d’être laïques, neutres et ouvertes. C’est pour cette raison que le crucifix sera enlevé et ne et ne sera pas réinstallé dans la salle du conseil à notre retour à l’hôtel de ville », a indiqué Mme Lavigne Lalonde.

 

Le crucifix rejoindra une section muséale qui sera créée dans l’hôtel de ville afin de mettre en valeur des objets patrimoniaux. Il sera ainsi visible pour les milliers de citoyens visitant l’hôtel de ville chaque année. « On est conscient que le crucifix un symbole important pour Montréal. L’objectif n’est pas de faire du déni de notre histoire, mais plutôt de mettre en valeur cet élément », assure Mme Lavigne Lalonde.

 

Ce n’est pas la première fois que la Ville de Montréal revoit son rapport à la religion. D’abord, le crucifix était absent à la construction de l’hôtel de ville en 1878. Il a été ajouté en 1937 en même temps qu’une prière a été introduite pour ouvrir les séances du conseil municipal. En 1987, Montréal a remplacé la prière ouvrant la séance par un moment de recueillement. Le crucifix devait être retiré en 1992 lors de travaux réalisés à la salle du conseil, mais il a finalement été laissé en place. En 2002, une consultation devait avoir lieu sur la place du crucifix, mais le projet a été abandonné.

 

« On vient clore ce chapitre de notre histoire et on réaffirme le caractère laïc de notre institution », a ajouté Mme Lavigne Lalonde.

 

La mairesse Valérie Plante s’est dite à l’aise avec cette décision et salué la création d’un espace dédié aux objets patrimoniaux. « Là où je suis rassurée, c’est qu’on va profiter de ce déménagement pour que, lorsqu’on reviendra dans notre hôtel de ville, on avoir cet espace muséal dédié aux objets patrimoniaux », a-t-elle dit.

 

L’hôtel de ville doit subir à partir de juin d’importants travaux de modernisation, qui nécessite son évacuation complète. La fondation du bâtiment, son électricité et l’imperméabilisation doivent être refaits. « C’est un bel édifice patrimonial, mais il est vétuste, pas sécuritaire à certains égards » a indiqué Benoît Dorais, président du comité exécutif. Les élus et 200 employés déménageront dans un édifice voisin, Lucien-Saulnier, le temps des travaux. Le retour à l’hôtel de ville n’est pas prévu avant 2022, soit au début du prochain mandat.

 

Le déménagement du personnel débutera le 5 avril. Le dernier conseil municipal prévu dans cette enceinte aura lieu le 15 avril. Dès le 13 mai, les réunions mensuelles des élus auront lieu à l’édifice Lucien-Saulnier.

 
 

Pierre-André Normandin
La Presse

 

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Déclaration de l’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine, à la suite de l’annonce du retrait du crucifix de l’hôtel de ville de Montréal.

 

À Montréal, un crucifix a été installé dans la salle du conseil municipal en 1937, il y a maintenant 82 ans. Par ce geste, les élus de l’époque exprimaient la reconnaissance de notre histoire et de nos racines. Déjà en 1643, Maisonneuve avait posé la croix sur le Mont-Royal, de sorte que ce signe de l’Amour qui donne tout pour toute l’humanité, fait partie de l’espace public depuis la fondation de notre ville.

 

On apprend aujourd’hui que le crucifix qui orne les murs de l’hôtel de ville sera retiré et transféré dans un musée attenant. Cette décision appartient aux élus qui représentent la volonté des Montréalais qui sont tous citoyens à part entière de notre société.

 

En tant que signe vénéré par les chrétiens, le crucifix est un signe toujours vivant et ouvert au respect des autres croyances qui vénèrent leur propre signe. Malgré tout, rien ne nous empêche, peu importe nos croyances, de nous rencontrer sur la place publique et nous respecter, dans un esprit d’ouverture aux autres, alors que nous partageons tous la même humanité.

 

Du point de vue de la transmission des valeurs de vie spirituelle, de vivre-ensemble et de solidarité, le crucifix a toujours son sens en ce qu’il exprime et résume ce qui anime la population montréalaise, depuis la fondation de notre ville et constitue un héritage dont nous pouvons tous être fiers.

 

 

Christian Lépine
Archevêque de Montréal

 

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Le crucifix est là pour rester à l’hôtel de ville de Montréal (February 19, 2011)

L'Abbatiale de la
Liturgie Apocryphe

"The production of nervous force is directly connected with the diet of an individual, and its refining depends on the very purity of this diet, allied to appropriate breathing exercises.

The diet most calculated to act effectively on the nervous force is that which contains the least quantity of animal matter; therefore the Pythagorean diet, in this connection, is the most suitable.

...

The main object was to avoid introducing into the organism what Descartes called 'animal spirits'. Thus, all animals that had to serve for the nourishment of the priests were slaughtered according to special rites, they were not murdered, as is the case nowadays".