Billsville: Aging Mystic Brings His Art to New York City
Maisie Jacobson for CBC, Canada, 2016, 19 min 16 sec



In a tiny Montreal apartment, something strange is going on. Thousands of brightly coloured LED lights flash on and off, illuminating portraits of everyone from Frank Gehry to Anne Boleyn. On the few surfaces not covered by discarded electrical circuitry, pink bottles of “hooch” bubble away as they slowly ferment. Amidst the visual din, fantastical machines whir, hum and spin. At the centre of it all sits visionary artist BILL ANHANG, hard at work on his latest creation.


Spurred on by visions of God, Einstein, and Mohammed, BILL has dedicated the last 40 years of his life to producing some of the strangest and most enigmatic art on the planet. Now, at 85, he is about to emerge from his relative obscurity as he heads to New York City for the first major gallery show of his career, an exhibition featuring his work at the prestigious American Folk Art Museum in Manhattan. Billsville follows BILL to New York as he prepares to “share a new light with mankind.”


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Turning The Art World Inside Out (2013) by JACK COCKER (May 6, 2016)
Bozarts (1969) de JACQUES GIRALDEAU (June 20, 2013)
R.I.P., Rest in Pieces: A Portrait of Joe Coleman (1997) by ROBERT-ADRIAN PEJO
(December 26, 2011)
MARCEL BARIL: figure énigmatique de l’art québécois (2002) (November 23, 2011)

TERRY TAYLOR 'The Five Senses' (2015) - The Rattling of the Bones

TERRY TAYLOR 'Hit List' (2012) - Medusa

TERRY TAYLOR 'Gold Leafed Miniatures on Wood' (2014)

TERRY TAYLOR 'The Five Senses' (2015) - Terror Touches Us All

TERRY TAYLOR 'Hit List' (2013) - Empress Wu Zetian

TERRY TAYLOR 'The Seven Deadly Sins' (2015) Gluttony

TERRY TAYLOR 'The Five Senses' (2015) - I Have No Taste for Religion

TERRY TAYLOR 'Hit List' (2013) - Narcissus

TERRY TAYLOR 'Vaginal Skulls' - Marlins Spike

TERRY TAYLOR 'Hit List' (2012) - Chairman Mao Zedong

TERRY TAYLOR 'Gold Leafed Miniatures on Wood' (2014)

TERRY TAYLOR 'Hit List' (2012) - Starvation

TERRY TAYLOR 'The Seven Deadly Sins' (2015) Wrath

TERRY TAYLOR 'Hit List' (2012) - Slavery

TERRY TAYLOR 'Vaginal Skulls' - The Pigs Asleep

TERRY TAYLOR 'Hit List' (2012) - Satan

TERRY TAILOR
Né en 1958 à Geelong, Victoria, Australie. Vit et travaille à Melbourne, Australie.

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH

YAROSLAV GERZHEDOVICH
Born in 1970 in Leningrad (now St. Petersburg)


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NATALIA SMIRNOVA (March 14, 2016)


Fluxes
Arthur Lipsett, Canada, 1968, 24 min



This experimental short conveys avant-garde filmmaker ARTHUR LIPSETT’s view of the human condition and the chaotic planet on which we live. As in his other films (Very Nice, Very Nice; 21-87), the flow of images in Fluxes seems somewhat disjointed and erratic – yet it all builds up to a devastating indictment of the modern world. The film’s only commentary consists of unrelated snatches of words and sounds.


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N-Zone (1970) by ARTHUR LIPSETT (May 11, 2016)
The Arthur Lipsett Project: A Dot on the Histomap (2007) by ERIC GAUCHER (March 15, 2012)
Images tirées du film N-Zone (1970) d’ARTHUR LIPSETT (July 9, 2011)
Remembering Arthur (2006) by MARTIN LAVUT (May 12, 2011)
A Trip Down Memory Lane (1965) &
Very Nice, Very Nice (1961) by ARTHUR LIPSETT (May 12, 2011)
21-87 (1964) by ARTHUR LIPSETT (January 31, 2011)
Free Fall (1964) d’ARTHUR LIPSETT (April 28, 2010)

Les relations ANGLO-FRANCO dans le cinéma québécois, onzième partie



Quebec My Country Mon Pays
John Walker, Canada, 2016



Quebec My Country Mon Pays charts the aftermath of Quebec’s Quiet Revolution in the 1960s. This social justice movement unleashed dramatic cultural and political changes that led to the separatist movement, the FLQ terrorist crisis and, ultimately, the exodus of more than 500,000 English-speaking Quebecers. Montreal-born filmmaker JOHN WALKER reveals his own complicated relationship with the province in a film brimming with love and longing.


WALKER’s roots in Quebec go back 250 years. Yet he’s struggled his entire life to find his place and to feel he truly belongs. In Quebec My Country Mon Pays, he explores a very personal story through the lens of a cast of characters including three generations of his family, childhood confidantes and artistic contemporaries – Denys Arcand, Jacques Godbout and Louise Pelletier – as well as Christina Clark, a young person whose experience today mirrors Walker’s own in the 1960s and ‘70s, and Emilie Gélinas, a young Quebec independentist.


In a quest to make sense of a divisive and transformative time in Quebec’s evolution, they each wrestle with their memories, their decisions and the continuing reverberations.


quebecmycountrymonpays.ca


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L’inconfort de la différence

Le cinéaste John Walker se penche avec émotion sur la fracture linguistique au Québec


Des années 1960 à la décennie 1990, depuis les premiers actes de violence perpétrés par le Front de libération du Québec jusqu’au deuxième référendum sur la souveraineté, plusieurs centaines de milliers d’anglophones ont plié bagage. John Walker fait partie de ceux-là. Mais si on peut avancer sans trop de craintes de se tromper que la plupart n’ont jamais regretté d’avoir quitté — fui — un environnement dont ils se sentaient exclus, le cinéaste né à Montréal, lui, s’est toujours demandé et se demande encore, en proie à un déchirement profond, voire existentiel, s’il aurait dû rester. Son coeur, dit-il, est ici.


C’est à la mort de son père, installé à Toronto depuis 1980, que Walker, aujourd’hui âgé de 64 ans, a eu l’idée de « lancer une conversation » sur la condition anglophone au Québec. En 2008, la famille se demandait où enterrer le paternel, un photographe qui avait déménagé en Ontario parce qu’il craignait que les siens ne perdent la citoyenneté canadienne et que ses affaires déclinaient, ses clients s’exilant les uns après les autres. Tout naturellement, il a été décidé que la dépouille devait « rentrer à la maison », selon les mots du cinéaste. C’est donc dans un cimetière de Lachute qu’elle a été inhumée, juste à côté de l’endroit où reposent ses propres parents. Les racines irlandaises et écossaises de John Walker au Québec remontent à 250 ans.


Le film Quebec My Country Mon pays, en anglais, n’est pas un réquisitoire : il pose beaucoup plus de questions, parfois douloureuses certes, qu’il n’offre de réponses. Et John Walker n’est pas un angryphone : « la colère ne sert à rien », dit-il, et son approche relève davantage d’une certaine nostalgie, d’une mélancolie tenace. Tout ce qui aurait pu être et n’a jamais été. « Il était hors de question pour moi de jeter de l’huile sur le feu », précise-t-il en entrevue, parlant plutôt de son documentaire comme d’une sorte de « complainte ».



S’il n’est pas trop tard


Le cheminement de l’artiste, tient-il à prévenir, est résolument personnel, car la généralisation se révèle toujours mauvaise conseillère. L’oeuvre est celle d’un seul homme, qui n’en espère pas moins trouver un écho chez la jeune génération et peut-être, s’il n’est pas trop tard, contribuer à bâtir des ponts qui enjamberaient le fossé historique séparant deux solitudes qui seraient pourtant idéalement placées pour se comprendre, elles qui sont toutes deux des minorités.


Historique ? John Walker évoque ses ancêtres, et il a recours aux archives pour tenter d’expliquer ce qui a bien pu se passer à partir des années 1960, qui dépendent elles-mêmes de ce qui est arrivé avant. Il furète des deux côtés de la clôture, interviewant tant des francos que des anglos. Il raconte même qu’en 1976, il a voté pour le Parti québécois parce qu’il voyait en celui-ci un vent de renouveau rafraîchissant.


Au bout du compte, Walker se déclare « coincé dans une histoire d’amour, écrivant au Québec des lettres qui ne peuvent jamais être postées », et il se demande si d’autres parviendront à faire parvenir le message à destination. Son récit à la fois torturé et émouvant témoigne d’une réalité : si Denys Arcand, qui apparaît dans le film, a résumé sa vision du référendum de 1980 en évoquant le confort et l’indifférence, on a ici affaire, par-delà des années et des années de ce qui pourrait au fond être un vaste malentendu, à l’inconfort que provoque trop souvent la différence.



Jean Dion
Le Devoir


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Les relations ANGLO-FRANCO dans
le cinéma québécois :

Montréal New Wave (2016) de ÉRIK CIMON (February 26, 2016)
Between the Solitudes (1992) by ABBEY JACK NEIDIK (January 13, 2016)
La langue à terre (2013) de JEAN-PIERRE ROY & MICHEL BRETON (January 8, 2016)
Les États-Désunis du Canada (2012) de MICHEL BARBEAU, GUYLAINE MAROIST & ÉRIC RUEL (December 8, 2015)
Reaction: A Portrait of a Society in Crisis (1973) by ROBIN SPRY (May 1, 2015)
Le journal de madame Wollock (1979) de GILLES BLAIS (January 15, 2015)
Le sort de l’Amérique (1996) de JACQUES GODBOUT (January 16, 2015)
Speak White (1980) & Le temps des bouffons (1985) de PIERRE FALARDEAU et JULIEN POULIN (January 20, 2015)
Le mouton noir (1992) & Les héritiers du mouton noir (2003) de JACQUES GODBOUT
(January 22, 2015)
Le confort et l’indifférence (1981) de DENYS ARCAND (January 26, 2015)
Le chat dans le sac (1964) de GILLES GROULX (April 7, 2014, à la toute fin de l’entrevue)
Québec Soft (1985) de JACQUES GODBOUT (June 24, 2011)
Mon oncle Antoine (1971) de CLAUDE JUTRA (December 24, 2010)
Les événements d’octobre 1970 (1974) de ROBIN SPRY (October 6, 2010)

Des scientifiques ont ouvert pour la première fois depuis au moins deux siècles le lieu considéré par les chrétiens comme étant la tombe de Jésus dans l’église du Saint Sépulcre à Jérusalem.


La plaque de marbre recouvrant la tombe a été déplacée durant trois jours dans le cadre de travaux de restauration menés dans cette église située dans la vieille ville, a pu constater une photographe de l’AFP.


C’est la première fois que cette pierre tombale est ainsi soulevée depuis au moins l’année 1810, lorsque de précédents travaux de restauration avaient été entrepris à la suite d’un incendie, a indiqué le Père Samuel Aghovan, le supérieur de l’église arménienne.


“C’est émouvant car c’est quelque chose dont nous parlons depuis des siècles”, a ajouté cet ecclésiastique.


Selon la tradition chrétienne, le corps de Jésus a été posé dans un lit funéraire taillé dans le roc à la suite de sa crucifixion par les Romains en l’an 30 ou 33. Les chrétiens croient que le Christ a ressuscité et que des femmes venues oindre son corps trois jours après son enterrement ont affirmé qu’elles n’avaient rien trouvé.


L’opération en cours doit permettre d’effectuer des analyses des matériaux et des structures, ont indiqué à l’AFP des experts.


Selon le magazine National Geographic, qui a consacré un article aux travaux de restauration, la mise au jour “du lit funéraire va fournir aux chercheurs une occasion sans précédent d’étudier la surface d’origine de ce qui est considéré comme le site le plus sacré du christianisme”.


Le projet de restauration dans l’église du Saint-Sépulcre a débuté en mai. Des échafaudages ont été montés autour du site, ainsi que des panneaux de protection tandis qu’une structure métallique a été apposée devant l’entrée du tombeau pour protéger les touristes.



Importants travaux


Le tombeau est situé dans une petite structure connue sous le nom d’édicule qui a été reconstruite en marbre à la suite d’un incendie.


Il est soutenu depuis des dizaines d’années par une structure métallique, qui maintient ensemble les blocs de marbre. Mais ceux-ci se désolidarisent sous l’effet, autrefois des intempéries et, aujourd’hui, de l’afflux quotidien de milliers de pèlerins et touristes.


L’édicule dressé sous la coupole de l’église sera démonté et reconstruit à l’identique, a indiqué la Custodie. Seules les pièces trop fragiles ou cassées seront remplacées tandis que les plaques de marbre pouvant être conservées seront nettoyées. La structure qui les supporte sera consolidée.


Les travaux seront financés par les trois principales confessions chrétiennes du Saint-Sépulcre (Grecs-Orthodoxes, Franciscains, Arméniens) ainsi que par des contributions publiques et privées.


Cette restauration est prévue pour durer huit mois afin d’être terminée pour les fêtes de Pâques de 2017. Elle est menée par des experts grecs avec le soutien de la National Geographic Society.


L’édicule est la dernière en date des constructions qui se sont succédé depuis le IVe siècle sur les lieux du tombeau du Christ.



Agence France Presse
AFP.com


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Caesars Messiah: The Roman Conspiracy to invent Jesus (2012) by FRITZ HEEDE & NIJOLE SPARKIS (February 13, 2015)


HyperNormalisation
Adam Curtis, 2016, UK, 166 min



HyperNormalisation wades through the culmination of forces that have driven this culture into mass uncertainty, confusion, spectacle and simulation. Where events keep happening that seem crazy, inexplicable and out of control—from Donald Trump to Brexit, to the War in Syria, mass immigration, extreme disparity in wealth, and increasing bomb attacks in the West—this film shows a basis to not only why these chaotic events are happening, but also why we, as well as those in power, may not understand them. We have retreated into a simplified, and often completely fake version of the world. And because it is reflected all around us, ubiquitous, we accept it as normal. This epic narrative of how we got here spans over 40 years, with an extraordinary cast of characters— the Assad dynasty, Donald Trump, Henry Kissinger, Patti Smith, early performance artists in New York, President Putin, Japanese gangsters, suicide bombers, Colonel Gaddafi and the Internet.


HyperNormalisation weaves these historical narratives back together to show how today’s fake and hollow world was created and is sustained. This shows that a new kind of resistance must be imagined and actioned, as well as an unprecedented reawakening in a time where it matters like never before.

thoughtmaybe.com


HyperNormalisation (2016) by ADAM CURTIS


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The Trap: What Happened to Our Dream of Freedom (2007) de ADAM CURTIS (December 9, 2011)
The Century Of Self (2002) by ADAM CURTIS (December 23, 2010)


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Requiem for the American Dream
Peter D. Hutchison, Kelly Nyks, Jared P. Scott, USA, 2015, 73 min



Using interviews filmed over four years, Noam Chomsky discusses the deliberate concentration of wealth and power found in the hands of a select few.


requiemfortheamericandream.com


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Why Humans run the World (June 17, 2015)
In girum imus nocte et consumimur igni (1978) de GUY DEBORD (October 22, 2011)


The Flowers of St. Francis
Roberto Rossellini, Italy, 1950, 87 min



In a series of simple and joyous vignettes, director Roberto Rossellini and co-writer Federico Fellini lovingly convey the universal teachings of the People’s Saint: humility, compassion, faith, and sacrifice. Gorgeously photographed to evoke the medieval paintings of Saint Francis’s time, and cast with monks from the Nocera Inferiore Monastery, The Flowers of St. Francis is a timeless and moving portrait of the search for spiritual enlightenment.


The Flowers of St. Francis (1950) by ROBERTO ROSSELLINI

The Flowers of St. Francis (1950) by ROBERTO ROSSELLINI


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Black Narcissus (1947) by MICHAEL POWELL and EMERIC PRESSBURGER (April 22, 2016)
Vredens Dag (1943) by CARL THEODOR DREYER (June 20, 2013)
Andrei Rublev (1966) by ANDREI TARKOVSKY (February 17, 2013)

La statue de Marie et de l'Enfant-Jésus, dressée devant l'église Sainte-Anne des Pins, à Sudbury

Le prêtre Lajeunesse désolé qu’on ait décapité le bébé Jésus, à l’église Ste Anne des Pins. Une artiste s’offre à sa reconstruction.
Photo NATACHA LAVIGNE


La statue de Marie et de l’Enfant-Jésus, dressée devant l’église Sainte-Anne des Pins, à Sudbury, est souvent victime d’actes de vandalisme. L’Enfant-Jésus a maintes fois été décapité, au grand malheur des paroissiens. Une artiste de la région s’est proposée de la reconstruire.


Le 30 octobre 2015, des fidèles ont constaté que des casseurs avaient endommagé la statue, mais cette fois-ci la tête est demeurée introuvable.


Ça déchire le cœur. Pourquoi faire une chose pareille? Que vont-ils faire avec la tête?
– Le prêtre Gérard Lajeunesse

« C’est un manque de respect. Toute la symbolique de ce que c’est aussi », a confié le prêtre Gérard Lajeunesse, en entrevue avec Radio-Canada. Suzanne Martel est une fidèle de la paroisse. Elle ne comprend pas pourquoi certains ont pu vouloir endommager l’œuvre d’art.


« J’ai de la peine qu’on vienne faire des choses comme ça ici. On ne va pas dans les autres places faire du mal comme ça. Ce n’est pas bien », déplore-t-elle.



Reconstruction prochaine


L’artiste locale Heather Wise se promenait près de l’église avec une amie l’hiver dernier, lorsqu’elle s’est aperçue que l’œuvre d’art avait été mutilée. Elle a rencontré les responsables de l’église et a offert de la reproduire gratuitement.


Le prêtre Lajeunesse se dit reconnaissant du geste de Mme Wise, puisqu’il aurait coûté 10 000 dollars pour remplacer la statue.


« C’est elle qui s’est présentée. Elle a fait ça en quelques heures. Ce qui est là maintenant est très visible, comme ce sont des couleurs différentes, mais tout de même. Ça montre son talent et son bon cœur », de dire Gérard Lajeunesse.



Natacha Lavigne
Radio-Canada


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En Espagne, la restauration d’une peinture du Christ fait hurler (August 22, 2012)

Une directive des évêques de l’Ouest canadien pressant les prêtres de refuser l’accès aux rites et funérailles religieux aux personnes ayant demandé l’aide à mourir soulève la colère des organismes qui protègent les droits des personnes malades. Cette position, qualifiée de « rétrograde » par certains, sème aussi la division chez les évêques canadiens réunis cette semaine en assemblée annuelle.


Le vade-mecum controversé des évêques de six diocèses de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest de l’Ouest, émis le 14 septembre dernier, survient alors que la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a fait de l’aide à mourir l’un des thèmes centraux de sa rencontre annuelle qui se déroule cette semaine à Cornwall.


La position radicale des évêques de l’Ouest constitue une réponse à la nouvelle loi fédérale autorisant le recours à l’aide à mourir et au suicide assisté. Même si l’Église s’est toujours clairement prononcée contre toute forme d’aide à mourir, aucune directive n’avait encore été édictée par les autorités religieuses sur l’impact de cette nouvelle réalité sur la pastorale et les pratiques religieuses.


« Si l’Église refuse d’accorder des funérailles à quelqu’un, ce n’est pas en guise de punition mais en guise de reconnaissance de sa décision — une décision qui amène cette personne à poser un geste contraire à la foi chrétienne », tranche le document, transmis cette semaine à tous les évêques canadiens.


Le document souligne qu’il serait « scandaleux » que la cérémonie religieuse donne l’impression de cautionner ce « péché mortel » et « soit interprété comme un encouragement pour d’autres à commettre ce mal ».


Cette orientation divise grandement les évêques du pays, car aucun consensus n’a encore été arrêté sur cette question délicate, assure l’évêque de Valleyfield, Mgr Noël Simard. « Dans mon atelier, dit-il, les avis étaient partagés. »



Dissimuler l’aide à mourir


Selon ce dernier, il n’y a « pas encore de lignes directrices sur l’approche à avoir ». Mais il est urgent de réfléchir à cette question puisque l’accès à l’aide à mourir au Québec a déjà poussé certains citoyens à dissimuler à des prêtres le fait que leur proche ait requis ce soin de fin de vie, par crainte de se voir refuser des obsèques à l’église.


« J’ai connaissance d’un cas ou le prêtre a eu connaissance après les funérailles de personnes qui ont caché la cause réelle du décès. Les gens connaissent la position de l’Église à ce sujet », soutient Mgr Noël.


Selon ce dernier, l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ) devra tôt ou tard se positionner elle aussi sur le sujet, car la réalité de l’aide à mourir soulève de nombreuses questions. « Qu’est ce qu’on fait avec les préarrangements funéraires ? Avec l’extrême-onction, et que faire quand un geste devient public ? », soulève Mgr Noël.


À l’image de l’AECQ, qui a jusqu’ici prôné une pastorale « d’accompagnement » sans dicter de ligne à suivre en ce qui à trait aux rites de fin de vie, Mgr Noël estime que la décision doit être jugée « au cas par cas ». « Avant d’arriver à une norme et de dire non, il faut recevoir, accompagner et accueillir. Ces situations sont complexes et la pastorale essaie de comprendre cette nouvelle réalité », a-t-il dit.


Chose certaine, la position adoptée dans l’Ouest canadien trouve des émules, notamment à Ottawa, où l’archevêque Terrence Prendergast a déjà affirmé que ceux qui ont demandé l’aide à mourir ne devraient pas recevoir les derniers sacrements ou des funérailles religieuses. Les évêques de l’Ouest font valoir que l’aide à mourir diffère du cas des personnes ayant commis le suicide — auxquelles l’Église accorde aujourd’hui le droit à des funérailles — puisqu’on reconnaît aujourd’hui que ce geste irréparable découle d’une détresse psychologique ou d’une maladie mentale. « Le problème avec l’aide à mourir, nuance Mgr Noël, c’est que c’est prémédité. »



Colère chez les patients


Cette attitude jugée « rétrograde » a soulevé mercredi la colère d’organismes oeuvrant pour la protection des droits des personnes malades. « C’est inacceptable, on retourne 50 ans, 100 ans en arrière. Refuser l’accès aux derniers sacrements, je trouve ça d’une barbarie sans nom », s’est offusqué Pierre Blain, président du Regroupement provincial des comités des usagers (RCPU), un organisme favorable à l’aide à mourir. À son avis, si la position des évêques albertains venait à être adoptée au Québec, ce serait clairement discriminatoire.


La réaction est tout aussi vive au Comité pour la protection des malades, dont le président, Paul Brunet, se dit croyant, tout comme son frère aujourd’hui décédé, Claude Brunet, qui a fondé l’organisme en 1974. « On a permis aux divorcés de fréquenter l’église, alors je ne vois pas en quoi cette position est inclusive, soulève-t-il. J’aurais beaucoup de difficulté à ce qu’un prêtre ne prenne pas en considération la demande venant d’une personne qui a requis l’aide à mourir. Qui sont-ils pour juger ? »


Chose certaine, le sujet risque de faire surface au Québec et ailleurs, d’autant plus que les lignes édictées par les assemblées épiscopales constituent davantage des orientations que des obligations, selon les informations obtenues de l’Assemblée des évêques québécois. Ni l’AECQ ni la CECC ne peuvent dicter la conduite des évêques, puisque ces assemblées constituent davantage des lieux de réflexion sur la liturgie et la justice sociale. Chaque évêque est en effet libre d’adopter sa propre « approche pastorale. »



Isabelle Paré
Le Devoir

Liturgie Apocryphe

"The production of nervous force is directly connected with the diet of an individual, and its refining depends on the very purity of this diet, allied to appropriate breathing exercises.

The diet most calculated to act effectively on the nervous force is that which contains the least quantity of animal matter; therefore the Pythagorean diet, in this connection, is the most suitable.

...

The main object was to avoid introducing into the organism what Descartes called 'animal spirits'. Thus, all animals that had to serve for the nourishment of the priests were slaughtered according to special rites, they were not murdered, as is the case nowadays".