Une directive des évêques de l’Ouest canadien pressant les prêtres de refuser l’accès aux rites et funérailles religieux aux personnes ayant demandé l’aide à mourir soulève la colère des organismes qui protègent les droits des personnes malades. Cette position, qualifiée de « rétrograde » par certains, sème aussi la division chez les évêques canadiens réunis cette semaine en assemblée annuelle.


Le vade-mecum controversé des évêques de six diocèses de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest de l’Ouest, émis le 14 septembre dernier, survient alors que la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a fait de l’aide à mourir l’un des thèmes centraux de sa rencontre annuelle qui se déroule cette semaine à Cornwall.


La position radicale des évêques de l’Ouest constitue une réponse à la nouvelle loi fédérale autorisant le recours à l’aide à mourir et au suicide assisté. Même si l’Église s’est toujours clairement prononcée contre toute forme d’aide à mourir, aucune directive n’avait encore été édictée par les autorités religieuses sur l’impact de cette nouvelle réalité sur la pastorale et les pratiques religieuses.


« Si l’Église refuse d’accorder des funérailles à quelqu’un, ce n’est pas en guise de punition mais en guise de reconnaissance de sa décision — une décision qui amène cette personne à poser un geste contraire à la foi chrétienne », tranche le document, transmis cette semaine à tous les évêques canadiens.


Le document souligne qu’il serait « scandaleux » que la cérémonie religieuse donne l’impression de cautionner ce « péché mortel » et « soit interprété comme un encouragement pour d’autres à commettre ce mal ».


Cette orientation divise grandement les évêques du pays, car aucun consensus n’a encore été arrêté sur cette question délicate, assure l’évêque de Valleyfield, Mgr Noël Simard. « Dans mon atelier, dit-il, les avis étaient partagés. »



Dissimuler l’aide à mourir


Selon ce dernier, il n’y a « pas encore de lignes directrices sur l’approche à avoir ». Mais il est urgent de réfléchir à cette question puisque l’accès à l’aide à mourir au Québec a déjà poussé certains citoyens à dissimuler à des prêtres le fait que leur proche ait requis ce soin de fin de vie, par crainte de se voir refuser des obsèques à l’église.


« J’ai connaissance d’un cas ou le prêtre a eu connaissance après les funérailles de personnes qui ont caché la cause réelle du décès. Les gens connaissent la position de l’Église à ce sujet », soutient Mgr Noël.


Selon ce dernier, l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ) devra tôt ou tard se positionner elle aussi sur le sujet, car la réalité de l’aide à mourir soulève de nombreuses questions. « Qu’est ce qu’on fait avec les préarrangements funéraires ? Avec l’extrême-onction, et que faire quand un geste devient public ? », soulève Mgr Noël.


À l’image de l’AECQ, qui a jusqu’ici prôné une pastorale « d’accompagnement » sans dicter de ligne à suivre en ce qui à trait aux rites de fin de vie, Mgr Noël estime que la décision doit être jugée « au cas par cas ». « Avant d’arriver à une norme et de dire non, il faut recevoir, accompagner et accueillir. Ces situations sont complexes et la pastorale essaie de comprendre cette nouvelle réalité », a-t-il dit.


Chose certaine, la position adoptée dans l’Ouest canadien trouve des émules, notamment à Ottawa, où l’archevêque Terrence Prendergast a déjà affirmé que ceux qui ont demandé l’aide à mourir ne devraient pas recevoir les derniers sacrements ou des funérailles religieuses. Les évêques de l’Ouest font valoir que l’aide à mourir diffère du cas des personnes ayant commis le suicide — auxquelles l’Église accorde aujourd’hui le droit à des funérailles — puisqu’on reconnaît aujourd’hui que ce geste irréparable découle d’une détresse psychologique ou d’une maladie mentale. « Le problème avec l’aide à mourir, nuance Mgr Noël, c’est que c’est prémédité. »



Colère chez les patients


Cette attitude jugée « rétrograde » a soulevé mercredi la colère d’organismes oeuvrant pour la protection des droits des personnes malades. « C’est inacceptable, on retourne 50 ans, 100 ans en arrière. Refuser l’accès aux derniers sacrements, je trouve ça d’une barbarie sans nom », s’est offusqué Pierre Blain, président du Regroupement provincial des comités des usagers (RCPU), un organisme favorable à l’aide à mourir. À son avis, si la position des évêques albertains venait à être adoptée au Québec, ce serait clairement discriminatoire.


La réaction est tout aussi vive au Comité pour la protection des malades, dont le président, Paul Brunet, se dit croyant, tout comme son frère aujourd’hui décédé, Claude Brunet, qui a fondé l’organisme en 1974. « On a permis aux divorcés de fréquenter l’église, alors je ne vois pas en quoi cette position est inclusive, soulève-t-il. J’aurais beaucoup de difficulté à ce qu’un prêtre ne prenne pas en considération la demande venant d’une personne qui a requis l’aide à mourir. Qui sont-ils pour juger ? »


Chose certaine, le sujet risque de faire surface au Québec et ailleurs, d’autant plus que les lignes édictées par les assemblées épiscopales constituent davantage des orientations que des obligations, selon les informations obtenues de l’Assemblée des évêques québécois. Ni l’AECQ ni la CECC ne peuvent dicter la conduite des évêques, puisque ces assemblées constituent davantage des lieux de réflexion sur la liturgie et la justice sociale. Chaque évêque est en effet libre d’adopter sa propre « approche pastorale. »



Isabelle Paré
Le Devoir

Illustration GÉRARD DUBOIS pour L'actualité

Illustration GÉRARD DUBOIS



Quatre Québécois sur cinq adhèrent à cette idée. Et des observateurs croient que bien des scandales à caractère sexuel auraient été évités si l’obligation du célibat des prêtres avait été levée.


«N’allez pas croire que les gens d’Église n’ont pas de sexualité. De la naissance à la mort, nous avons tous des fantasmes. Moi autant que vous», déclare l’abbé François Sarrazin, chancelier de l’évêché de Montréal, le plus grand diocèse du Québec avec son million d’âmes. Il précise que la chasteté, «un effort quotidien», impose une maîtrise de soi où la raison est appelée à dominer les pulsions.


C’est à cet homme vêtu de noir de pied en cap à l’exception du petit rectangle blanc au cou — le col romain — que j’ai présenté les résultats du sondage Banc public-CROP-L’actualité sur la sexualité et la religion catholique. Celui-ci révèle que 7 Québécois sur 10 croient que les prêtres et les religieuses ont une  vie sexuelle active. Et 8 sur 10 accepteraient que les gens d’Église puissent la vivre «ouvertement». «Un résultat auquel il fallait s’attendre dans une société hédoniste comme la nôtre», soupirait l’abbé au téléphone en insistant sur le terme « hédoniste » avant de me donner rendez-vous à l’évêché.


Âgé de 67 ans, ce spécialiste du droit canonique, ferré en grec et en latin, accepte volontiers de parler sexe avec le journaliste de L’actualité. Sous ses dehors austères, il se montre ouvert d’esprit, affable et chaleureux. La chasteté, il la pratique depuis son ordination, en 1976. Jamais le moindre échange sexuel? «Jamais!» lance-t-il en précisant que cette abstinence, qui comprend aussi la masturbation, génère en lui une grande joie. Il confie, un peu gêné, qu’il a trouvé plus difficile d’appliquer la règle de l’obéissance.


Le vœu de chasteté est l’une des trois conditions d’entrée en religion des moines et religieuses, avec la pauvreté et l’obéissance. Chez les prêtres, il n’est pas question de chasteté (absence de pensées sexuelles), mais de «continence parfaite et perpétuelle» (privation permanente des plaisirs sexuels). Le droit canonique précise dans son article 277 que le célibat est ce «don particulier de Dieu par lequel les ministres sacrés peuvent s’unir plus facilement au Christ avec un cœur sans partage». Le célibat des prêtres n’a pas toujours été imposé par l’Église. Jusqu’au XIIe siècle, ils pouvaient prendre épouse. Encore aujourd’hui, les Églises catholiques orientales comptent dans leurs rangs de nombreux prêtres mariés. Ceux-ci assistent aux synodes et élisent les papes tout autant que nos chastes cardinaux.


Le chancelier est conscient que l’image de l’Église a été ternie par des scandales de pédophilie, mais il soutient que cette maladie a longtemps été mal connue et donc mal traitée par les autorités ecclésiales. C’est désormais «tolérance zéro» sur ces questions. Reconnu coupable d’agressions sexuelles, un prêtre perd ses pouvoirs et, exceptionnellement, peut être renvoyé de l’Église.


C’est pour des raisons pratiques que le concile de Latran a imposé en 1123 le célibat sacerdotal des prêtres, souligne Luc Phaneuf, chargé du cours d’éthique et culture religieuse au collège secondaire privé Stanislas de Montréal. Libérés de leurs devoirs familiaux et matrimoniaux, les hommes d’Église pouvaient se consacrer entièrement à leurs paroissiens. «Le prêtre est alter Christi [l’autre Jésus], dit-il. Comme le Christ n’était pas marié, il ne doit pas l’être davantage. Il est dans un état de disponibilité totale à l’égard de tous.»


L’enseignant de 51 ans a lui-même pratiqué l’abstinence pendant plusieurs mois avant d’épouser sa compagne. Ils ont aujourd’hui quatre enfants et fréquentent l’église en famille. «L’abstinence permet de regarder notre communauté avec un regard pur. Je comprends très bien l’intérêt d’acquérir cette maîtrise de soi lorsqu’on s’occupe de questions religieuses», affirme-t-il.


L’auteur de la chronique «Éthique et religion» du Devoir, Jean-Claude Leclerc, croit qu’«un certain nombre de scandales à caractère sexuel auraient été évités si l’institution avait renoncé au célibat des prêtres». Il estime que cette règle est l’une des plus explosives du sacerdoce. «Sauter la clôture», pour un homme d’Église, «c’est comme un policier qui tient des prêts usuraires; c’est violer un serment». D’où la culture du secret qui a cours.


Mais dans une société comme la nôtre, certains secrets finissent par éclater au grand jour. «Il existe, en France comme au Canada, des associations de conjointes de prêtres qui font des pressions pour que les choses changent», souligne le chroniqueur.


Le temps n’est-il pas venu pour l’Église catholique de renoncer au célibat de ses ministres du culte? «Le problème est à mon agenda», a lancé le pape François quand un ancien prêtre lui a posé la question dans le cadre d’un entretien privé, en février 2015, dont quelques extraits ont été rendus publics. «Nous ne verrons pas de changements de ce côté-là de mon vivant. Peut-être nos enfants, mais je gagerais plutôt sur nos petits-enfants», commente avec un sourire dans la voix Jean-Claude Leclerc.



Mathieu-Robert Sauvé
L’actualité


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La névrose chrétienne (1976) par le Docteur PIERRE SOLIGNAC (May 25, 2012)


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Des prêtres de Montréal se verront interdire d’être seuls avec des enfants (June 23, 2016)
Le pape crée une instance pour juger les évêques couvrant des abus sexuels (June 10, 2015)
Les propos du pape sur la pédophilie ont des échos jusqu’au Québec (July 15, 2014)
Des victimes de prêtres veulent Mgr Ouellet comme pape (March 11, 2013)
Pornographie juvénile : un prêtre de Sorel-Tracy accusé (March 8, 2013)
Congrégations générales – Les problèmes de l’Église sur la table (March 7, 2013)
Agressions sexuelles: un deuxième frère de Sainte-Croix sera arrêté (December 29, 2012)
Symposium sur la pédophilie – Le pape appelle au «renouveau de l’Église» (February 15, 2012)
Pornographie juvénile – Sitôt condamné, l’ex-évêque Lahey est libéré (January 5, 2012)
Église néerlandaise: des «dizaines de milliers» de mineurs abusés sexuellement (December 16, 2011)
Pédophilie – L’Église veut éduquer son clergé par Internet (June 28, 2011)
Former Catholic bishop Raymond Lahey pleads guilty to child pornography charges (May 4, 2011)
Pédophilie – Le Vatican va envoyer une «circulaire» aux évêques (November 20, 2010)
Le Vatican durcit les règles contre la pédophilie (July 15, 2010)
Top Catholic Priest Accused of Sexually Abusing His Own Sons (June 25, 2010)
Pope addresses priest abuse scandal (June 11, 2010)
Vatican Sex Abuse Prosecutor: Guilty Priests Are Going To Hell (June 4, 2010)
Priest Accused Of Abusing Boy, Turning Home Into ‘Erotic Dungeon’ Surrenders To Police
(May 26, 2010)
Le Vatican publiera un guide contre la pédophilie (April 9, 2010)
Agressions sexuelles par des membres du clergé – Les victimes exigent la démission de Mgr Ouellet (February 17, 2010)


'An Occupation of Loss' (2016) TARYN SIMON

The mysterious transit of the soul to the afterlife, soothing wounds, collective bereavement, inscriptions in sound and song of thought that words cannot express: These subjects and more are beautifully brought forth in a somber, stirring, sepulchral 40-minute interactive performance, An Occupation of Loss,” organized by artist TARYN SIMON in the vast darkened drill hall at the Park Avenue Armory (and being staged ten times nightly, now through September 25).


After being admitted through a side second-story entrance, 50 or so viewers descend a long staircase to see 11 cement silos or circular towers almost 50 feet high, opened at the top and arranged in a semicircle. It’s like a giant pipe organ. Long ramps lead to a slightly elevated oblong opening at the foot of each tower. Viewers may duck inside. There, in intimate quarters usually seated on a bench, are professional mourners from 11 different countries, including Albania, Azerbaijan, Ecuador, and Ghana. There are people in robes, gowns, full body wraps, giant masks, or altogether covered in black. All somehow ceremonial, ritualistic, liturgical. Fight off Simon’s highly staged theatricality and control-freakishness; set aside all the operatic imperiousness and thoughts of astronomical budgets to build all this and bring this global group together. What might sound hokey, exploitive, excessive, or merely anthropological instead whispers deeper meaning and the presence of importance and the archaic.


In the beginning I watched from outside, afraid to go in any of the towers. Finally, I ducked into one. And was shaken. I stood alone with a woman seated on a bench as she cried, tears running down her cheeks, rocking back and forth, thumping her thigh, moaning, singing, and speaking words I couldn’t understand. I knew this was a universal language of loss and inconsolability. I heard these sounds come out of me only once in my life; when I stood on Ninth Street and Fifth Avenue and wailed as I watched the first tower fall on September 11, 2001. At the Armory, I listened to this woman, saw that she grasped an American-flag handkerchief, and made out what sounded like the words bibi and something like niente — words I took to mean baby and nothing. Death. I moaned, looked down, felt embarrassed for being a spectator while she was in an insatiable world of pain. Later, I learned she was a dirge singer from Ghana. Time stopped. I had similar experiences inside every silo.


When I tried to go inside one with two veiled women dressed in black I was told by an attendant that “these women mourn only in the presence of women.” Many of the mourners were women. As we’re brought into the world with screams we are ushered out here by other women making other sounds. Rituals like these are meant to shepherd the soul to other incarnations, ward off demons, comfort the dead, console the living, perform ancient rites, recount heroic deeds, level karmic forces, recite prayers, lament, and usher a body back “home” to their cosmic collective family. Being a professional mourner is a higher calling. Yet it also comes with the stigma of being marginalized. Indeed, the Cambodian musicians here playing ceremonial songs played only as the soul is leaving the body, were forbidden to practice at all or put to death during the Khmer Rouge’s reign of terror. The mourners here from Russia, Albania, Romania, and other countries were forbidden to practice as well. This oppression of proper burial is as old as our first stories. In the Iliad Priam steals into Achilles’ tent begging for the body of his dead son Hector, whom Achilles has dragged in the dirt for days. Without proper burial and mourning there is no eternity. No peace.


Somehow at the Armory this intense listening in the dark releases sorrow, absolves, soothes wounds. In its very stylized yet direct, circumspect, respectful, and guttural way SIMON‘s warbling choristers and companion-priests open doors for us soon-to-be travelers, letting us feel the pulse of things bigger than we are, yet things we are composed of.



Jerry Saltz
Vulture


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‘Famous Deaths’ présentée au Centre Phi (June 30, 2016)
À la vie, à la mort de WALTER SCHELS & BEATE LAKOTTA à la Basilique Notre-Dame (July 8, 2012)
The Dead (2010) de JACK BURMAN (September 13, 2011)
At the Hour of Our Death by photographer SARAH SUDHOFF (October 29, 2010)


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CITÉ DU VATICAN — L’ancien exorciste du Vatican et du diocèse de Rome, Gabriele Amorth est mort à l’âge de 91 ans, ont indiqué dimanche les médias italiens, citant son entourage.


Nommé prêtre en 1954, il est chargé quelques années plus tard de seconder celui qui est alors le prêtre exorciste du Vatican, le Père Candido Amantini, avant de lui succéder en 1990.


Il fonde à cette date l’Association internationale des exorcistes (AIE), qu’il présidera jusqu’à sa retraite à l’âge de 75 ans en 2000. Cette association compte aujourd’hui quelque 250 exorcistes dans 30 pays.


L’exorcisme, auquel Jésus avait recours selon la tradition des Évangiles, revient à « chasser les démons », forces du mal qui « possèdent » une personne.


Le père Amorth était l’auteur de nombreux livres sur l’exorcisme, dont le dernier est publié en 2013 en français sous le titre Moi, le dernier exorciste — Une vie de lutte contre le mal.


Celui qui a réalisé quelque 160 000 exorcismes, selon sa maison d’édition française, était aussi journaliste pour Famiglia cristiana (famille chrétienne).


Le Vatican avait reconnu l’AIE en 2014, donnant son soutien à une pratique qui n’est pas admise ou appréciée par tous dans l’Église.


Plus souvent que ses prédécesseurs, le pape François évoque la présence nocive du « diable », du « démon », de « Satan » dans le monde, et la nécessité de lutter par différents moyens contre elle. Mercredi, lors d’une messe en hommage au père Jacques Hamel, égorgé dans son église en juillet par des djihadistes, Jorge Bergoglio avait affirmé que tuer au nom de Dieu était « satanique ».



Agence France-Presse
Le Devoir


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Des appels pour des cas d’exorcisme au diocèse de Montréal (October 31, 2014)
MAYHEM bassist to have evil spirits driven out of him on Norwegian National TV (August 9, 2011)
The Rite Of Exorcism (1974) by Rev. PATRICK J. BERKERY, Ph.D. (May 2, 2011)
New interest in exorcism rites comes to Baltimore (January 13, 2011)

Afin de souligner le onzième anniversaire de la onzième parution de Cyclop Media, nous sommes ravis de présenter la suite de l’assourdissant succès sur la toile – MI AMORE enregistrent ‘THE LAMB’ au studio GODCITY à Salem, MA (première partie) – publié le 26 avril dernier.



MI AMORE “The Lamb” Psalms & Proverbs was recorded between July 15 and July 24, MMIV by the grace of Kurt Ballou @ GodCity Studio / Salem, MA.



Une autre agréable présentation SOMBRE & AMER.



ALEXIS AMORE le 18 octobre 2004 @ ANTI, Québec p.Q., photo HUGUES SIMARD

ALEXIS AMORE le 18 octobre 2004 @ ANTI, Québec p.Q., photo HUGUES SIMARD


MI AMORE le 23 novembre 2002 à l'ANTI, Québec p.Q. / Cyclop Showcase 01 / photo GORDON DOUGLAS BALL

MI AMORE le 23 novembre 2002 à l’ANTI, Québec p.Q. / Cyclop Showcase 01 / photo GORDON DOUGLAS BALL

sympathy-for-the-devil_the-true-story-of-the-process-church-of-the-final-judgment_neil-edwards_2015_uk_101-minSympathy for the Devil : The True Story of the Process Church of the Final Judgment (2015) by NEIL EDWARDS


Sympathy for the Devil : The True Story of the Process Church of the Final Judgment
Neil Edwards, UK, 2015, 101 min



SATURDAY, SEPTEMBER 17 – 7:30PM
SUNDAY, SEPTEMBER 18 – 7:30PM


Spectacle
124 S 3rd St, Brooklyn, NY 11249


Filmmaker NEIL EDWARDS in attendance



Google ‘The Process Church of the Final Judgment’ and you will discover a long list of lurid conspiracy theories. The cult has been accused of being the inspiration for Charles Manson’s ‘crimes of the century’, influencing the assassination of Bobby Kennedy, and being the root of the notorious Son of Sam serial killings.


Formed in 1960s England, many of its members were drawn from wealthy families and aristocracy. Newspapers branded them the ‘Mindbenders in Mayfair’ and ‘The Devil’s Disciples’. Ever since, members of The Process have adopted a secretive stance. Only now, have former members of the inner circle agreed to reveal the truth behind the conspiracy theories, and open up about their beliefs, rituals, and the closely guarded secret of the real power behind it all.


The film gets behind the veils of the cult and tracks their journey from their formation in London’s prestigious Mayfair district, through wilderness experiences in Mexico, flirtations with pop royalty, and their spread state-side that resulted in them being ‘christened’ ‘One of the most dangerous satanic cults in America.’


With contributions from leading former members of the cult, and insights from filmmaker John Waters (who encountered the cult whilst living in New Orleans) George Clinton (who included Process writings on his Funkadelic albums). Plus artist Genesis Breyer P-Orridge, and renowned authors Gary Lachman, Robert Irwin, Gaia Servadio (who infiltrated the group in 1966), and Manson biographer Simon Wells.




Visions in Magickal Cinema
Dir. Brian Butler, Carl Abrahamsson & Pierre-Luc Vaillancourt, 2009-2016
Total running time of 106 min


SATURDAY, SEPTEMBER 17 – 10PM
SUNDAY, SEPTEMBER 18 – 5PM


Spectacle
124 S 3rd St, Brooklyn, NY 11249


Filmmaker Pierre-Luc Vaillancourt in attendance



The manifestation of Nuit, its visions in the hypnagogic fields of cinema. These magickal films are exploring various realms of consciousness, challenging the nature of cinema by their singular artistic visions, esoteric sensibilities and remarkable metaphysical insights.


Resonating with the ideas of great visionaries such as Aleister Crowley, John Dee, Edward Kelley and Derek Jarman, these films are reaching the furthest regions of perceptive ocular vision, where the eyes and the noumenal world unite. Dazzling visual alchemy, hypnotic magnetic pulsations, mesmerizing electronic compositions and beautiful magick rituals resides in these powerful mind-bending films.


NIGHT OF PAN
Dir. Brian Butler, 2009
USA, 6 min.


BABALON WORKING
Dir. Brian Butler, 2016
USA, 9 min.


PHANTOM LIMBS
Dir. Pierre-Luc Vaillancourt, 2015
Canada, 8 min.


AUTOPSY LIGHTS
Dir. Pierre-Luc Vaillancourt, 2015
Canada, 23 min.


SUB UMBRA ALARUM LUNA
Dir. Carl Abrahamsson, 2016
Sweden, 60 min.


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Union of Opposites (2012) by BRIAN BUTLER (January 10, 2013)
Loch Ness Magick (2008) by BRIAN BUTLER (June 2, 2011)
BRIAN BUTLER’s Magick Act (June 2, 2011)

Dernière danse : l'imaginaire macabre dans les arts graphiques (2016)

Dernière danse :
l’imaginaire macabre dans les arts graphiques


Musées de la ville
de Strasbourg
2016, 208 pages






























Dernière danse : l’imaginaire macabre dans les arts graphiques, catalogue de l’exposition du même nom où étaient présentées du 21 mai au 29 août 2016 dernier les variantes iconographiques du thème des « Danses macabres » dans les collections des musées strasbourgeois.


Commissaires
FRANCK KNOERY, attaché de conservation au MAMCS et
FLORIAN SIFFER, attaché de conservation au Cabinet des Estampes et des Dessins


Conception graphique
CLÉMENT LE TULLE-NEYRET



‘Associé au sentiment de la peur de la mort, le sujet macabre a accompagné l’histoire des arts graphiques depuis la fin du XVe siècle. Il a connu des développements particuliers dans la vallée Rhénane, inspiré par les modèles primitifs des fresques des dominicains de Bâle et de Strasbourg, et porté par le succès de l’imprimerie. Partant d’une vocation moralisatrice, qui, selon la formule « Memento Mori », devait rappeler aux mortels leur sort inéluctable, le sujet macabre a pu faire l’objet d’une interprétation plus politique au moment de la Révolution de 1848 et des guerres franco-allemandes. Mais il a également été traversé par une veine comique associée à la volonté de conjurer ou d’expier la mort et a fait l’objet de nombreuses déclinaisons dans la culture populaire.


Cette exposition, basée sur les collections des musées strasbourgeois augmentées d’emprunts significatifs, propose de décliner les variantes iconographiques de ce genre qu’on a pu appeler « Danses macabres » depuis ses formes primitives jusqu’aux crises et conflits ayant ponctué le XXe siècle. Elle réunit les noms de ses principaux représentants depuis les Maîtres de l’histoire de la gravure Hans Holbein, Albrecht Dürer, Heinrich Aldegrever, Hans Sebald Beham jusqu’aux grands noms associés aux arts graphiques des XIXe et XXe siècles : Alfred Rethel, Alfred Kubin, Joseph Sattler, George Grosz, Otto Dix, et, plus près de nous, Tomi Ungerer.


En contrepoint de cette exposition, le Musée Tomi Ungerer – Centre international de l’Illustration présente du 15 avril au 16 octobre « Rigor Mortis et autres danses macabres ». Le thème des « Danses macabres », inspiré à Tomi Ungerer par Hans Holbein, a donné naissance en 1983 à un livre entièrement consacré à ce sujet, Rigor Mortis. L’ensemble de la série est exposée en résonance avec des œuvres d’autres illustrateurs contemporains qui ont renouvelé le thème.’



Dernière danse : l'imaginaire macabre dans les arts graphiques (2016)

Dernière danse : l'imaginaire macabre dans les arts graphiques (2016)

Dernière danse : l'imaginaire macabre dans les arts graphiques (2016)

Dernière danse : l'imaginaire macabre dans les arts graphiques (2016)

Dernière danse : l'imaginaire macabre dans les arts graphiques (2016)

Dernière danse : l'imaginaire macabre dans les arts graphiques (2016), couverture arrière. Photo CLÉMENT LE TULLE-NEYRET

Images CLÉMENT LE TULLE-NEYRET & ÉTAPES



Merci JLFRNR

Mère Teresa

Son portrait géant trône sur la façade de la basilique Saint-Pierre, à Rome, devant laquelle quelque 120 000 fidèles se sont réunis. Mère Teresa de Calcutta, la religieuse au sari blanc bordé de bleu devenue une icône mondiale, et controversée, de l’engagement en faveur des plus pauvres, a été canonisée par le pape François, dimanche 4 septembre, dix-neuf ans après sa mort. A l’issue de la cérémonie, le pape a offert un déjeuner de pizzas à 1 500 personnes sans ressources.


Qui mieux que cette religieuse – née Agnes Gonxha Bojaxhiu dans une famille albanaise, le 26 août 1910 à Skopje, et décédée le 5 septembre 1997 après avoir contribué à attirer le regard du monde sur les plus démunis – pouvait incarner l’Eglise rêvée par le pape argentin ? Ralenti sous Benoît XVI, le dossier de sa canonisation avait été relancé sous François, qui voit dans Mère Teresa une incarnation de son idéal d’une « Eglise pauvre pour les pauvres ». Même s’il a déclaré qu’il aurait eu « peur » si cette petite femme tenace, déterminée et empreinte d’absolu, avait été sa supérieure. Elle fut, a-t-il déclaré, une « généreuse dispensatrice de la miséricorde divine » dans les « périphéries des villes et dans les périphéries existentielles », à travers « l’accueil et la défense de la vie humaine ».



« Après cette goutte, la mer ne sera plus la même »


C’est elle que François avait citée en exemple pour justifier son « petit geste » de ramener avec lui de l’île grecque de Lesbos trois familles de réfugiés syriens, le 16 avril. « On a posé la même question à Mère Teresa : “Mais vous, tant d’effort, tant de travail, uniquement pour aider les gens à mourir… Ce que vous faites ne sert pas ! La mer est si grande !” Et elle a répondu : “C’est une goutte d’eau dans la mer, mais après cette goutte la mer ne sera plus la même.” »


Le chef de l’Eglise catholique a aussi donné à l’action de la religieuse, tenace et pragmatique, Prix Nobel de la paix en 1979, une portée politique : « Elle a fait entendre sa voix aux puissants de la Terre, afin qu’ils reconnaissent leurs fautes face aux crimes de la pauvreté qu’ils ont créée eux-mêmes. »


Une canonisation constitue la déclaration officielle qu’une personne décédée est au paradis. Pour cela, le futur saint doit avoir obtenu deux miracles, l’un pour la béatification, l’autre pour la canonisation, signes de sa proximité avec Dieu. Dans le cas de Mère Teresa, il s’est agi de la guérison en 1998 d’une Indienne qui souffrait d’un cancer, puis celle en 2008 d’un Brésilien atteint de tumeurs au cerveau.



« Elle était comme nous »


Gonxhe Agnes Bojaxhiu est entrée dans les ordres à 18 ans chez les sœurs de Notre-Dame-de-Lorette à Dublin, choisissant son nom de religion en hommage à Thérèse de Lisieux, avant d’être envoyée à Calcutta pour enseigner la géographie à de jeunes filles aisées. En 1950, elle fonde les Missionnaires de la Charité, qui comptent aujourd’hui 5 000 religieuses consacrant leur vie, dans une austérité radicale, « aux plus pauvres d’entre les pauvres » à travers le monde. Mère Teresa accueillait les mourants dont les hôpitaux ne veulent plus, fonda des maisons pour les orphelins, les lépreux, les malades mentaux, les mères célibataires, les malades du sida…


« Elle n’était pas une personne extraordinaire, elle était comme nous, mais elle était différente en cela qu’elle était en permanence en communion avec Dieu, quoi qu’elle fasse », explique une sœur, missionnaire de la Charité depuis cinquante ans.


Cependant, à mesure que sa notoriété augmentait, sa ferme opposition à la contraception et à l’avortement, ses méthodes rudimentaires ou ses sources de financement lui ont valu des critiques et parfois même des attaques acerbes. François a ainsi mentionné son engagement contre l’avortement, qu’elle avait qualifié, à Oslo, de « plus grande force de destruction de la paix aujourd’hui, un meurtre direct par la mère elle-même ». « Elle s’est dépensée dans la défense de la vie, en proclamant sans relâche que celui qui n’est pas encore né est le plus faible, le plus petit, le plus misérable », a rappelé dimanche le pape.



« Une sainte des ténèbres »

Surtout, contrairement à François, elle ne cherchait pas à s’attaquer aux racines de la pauvreté, regrette Mary Johnson, une Américaine qui a été également missionnaire de la Charité pendant vingt ans. « Elle avait le capital politique, la bonne volonté de tant de gens à travers le monde, l’oreille des présidents, l’argent… Elle aurait pu user de son influence pour chercher des solutions plus durables », explique-t-elle. Son objectif « n’était pas d’éliminer la pauvreté mais de sauver des âmes », répond une sœur, missionnaire de la Charité.


Et même si elle-même, comme l’ont révélé des écrits poignants publiés après sa mort, s’est sentie rejetée par Dieu pendant la majeure partie de sa vie, allant jusqu’à douter de son existence, Mère Teresa entendait bien continuer ce travail dans l’au-delà. « Si jamais je deviens une sainte, ce sera sûrement une des ténèbres. Je serais en permanence absente du paradis, afin d’aller allumer une torche pour ceux plongés dans les ténèbres sur terre », écrivait-elle en 1959.



Le Monde.fr avec AFP


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Une «patate divine» sème l’émoi chez des personnes âgées

C’est cette fameuse pomme de terre marquée d’un symbole en forme de croix qui sème l’émoi chez les aînés d’une résidence de la Gaspésie.
Photo GASTON LEBREUX



GRANDE-RIVIÈRE- Le cuisinier d’une habitation pour aînés de la Gaspésie a tranché une pomme de terre où se trouvait le symbole d’une croix, ce qui a causé tout un choc aux résidents.


Jeannette Moreau conserve précieusement la fameuse patate dans ses appartements de la Résidence La Rive à Grande-Rivière, où elle séchera avant d’être encadrée.


«On était tous sans mot», commente-t-elle, quelques jours après la découverte. «Pour moi, cette trouvaille, c’est une protection pour tout le monde ici», croit-elle.



Un signe pour le cuisinier


C’est en préparant le repas des résidents du lundi 22 août qu’Alain Lévesque a tranché la fameuse pomme de terre sur la longueur, ce qu’il n’a pas l’habitude de faire. «Je ne sais pas pourquoi j’ai tranché cette patate précisément dans ce sens-là. Mais quand elle s’est ouverte, je me suis dit, tabarouette, c’est une croix!», raconte l’employé.


«J’y ai vu un signe. J’ai vécu une grosse séparation. J’ai l’impression qu’Il est venu me dire :”Je suis là, j’existe, ne lâche pas”.»



Symbole


Cette trouvaille ne laisse personne indifférent à la résidence. Diana Beaudin, une autre employée de la cuisine, a encore la chair de poule. Elle affirmait toutefois qu’elle n’aurait pas aimé être celle qui tranche la pomme de terre ce jour-là.


«Je n’aurais pas su quoi penser de la signification de tout ça, si c’était tombé sur moi.»


Reste qu’elle a pu observer l’émotion et la surprise que la découverte du symbole à l’intérieur de la pomme de terre a pu créer chez les aînés. «Ça ne laisse personne indifférent, ça, c’est sûr.»


Émilien Morin, président du comité de la résidence, affirme de son côté que les 22 aînés sont toujours émerveillés, une semaine après la découverte. «Je crois que ça nous fait dire qu’il y aura de bonnes choses pour nous.»


Les résidents espèrent tous que la croix restera marquée à l’intérieur de la pomme de terre une fois séchée. Jeanne Moreau espère également pouvoir l’exhiber fièrement à l’évêque du diocèse.



Stéphanie Gendron
Le journal de Québec


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Nous tenons à remercier cordialement Kevin Robitaille – qu’on a pu apprécier pour sa fougue ici – et son groupe LOS d’avoir perpétré/perpétué le port du t-shirt de MI AMORE dans un vidéoclip.


Nous l’ajoutons de ce fait à la prestigieuse liste ci-bas :



LOS ‘Wonders’ (2016)


"Dieu est à la mode. Raison de plus pour le laisser aux abrutis qui la suivent"




GET THE SHOT ‘The Cost of Denial’ (2012)


MI AMORE 'Horny Jesus' t-shirt




CANCER BATS ‘100 Grand Canyon’ (2006)


MI AMORE 'Crawlin' Kingsnake'




CONVERGE ‘Concubine/Fault and Fracture’ (2002)


MI AMORE 'First shirt ever'




BLESSING THE HOGS ‘Let’s Play Doctor… Kevorkian’ (2004)


MI AMORE 'Valentine Tour 2003' t-shirt

MI AMORE 'Valentine Tour 2003' t-shirt, COOKE-SASSEVILLE, Le Soleil
COOKE-SASSEVILLE sur la coverture du Journal Le Soleil, édition du lundi 1er novembre 2010

Liturgie Apocryphe

"The production of nervous force is directly connected with the diet of an individual, and its refining depends on the very purity of this diet, allied to appropriate breathing exercises.

The diet most calculated to act effectively on the nervous force is that which contains the least quantity of animal matter; therefore the Pythagorean diet, in this connection, is the most suitable.

...

The main object was to avoid introducing into the organism what Descartes called 'animal spirits'. Thus, all animals that had to serve for the nourishment of the priests were slaughtered according to special rites, they were not murdered, as is the case nowadays".