Sommes-nous catholiques malgré nous?

La société québécoise a beau se laïciser, son fond religieux n’est jamais très loin quand il est question d’accommodements raisonnables ou de la présence d’autres religions dans l’espace public. Sommes-nous catholiques malgré nous ? Avec le journaliste Alain Crevier, animateur de Second regard, Bernard Émond et Jean-Philippe Perreault, doctorant et chargé de cours en science des religions.


Diffusée à Télé-Québec (dans le cadre de Bazzo.tv) le jeudi 24 février 2011 à 21 h. Regarder.

A History of Christianity (2009) presented by the BBC







A History of Christianity


A History of Christianity is a six-part British television series originally broadcast on BBC Four in 2009. The series was presented by DIARMAID MacCULLOCH, Professor of History of the Church at St Cross College Oxford, and considers the evolution of the Christian faith and its four main forms: Orthodoxy, Oriental Christianity, Western Catholicism and Protestantism.


Episode 1: The First Christianity: Details how Christianity’s origins lie east of Jerusalem and Rome.


Episode 2: Catholicism – The Unpredictable Rise of Rome: Explores the rise of Roman Catholic Church.


Episode 3: Orthodoxy – From Empire to Empire: Explores Eastern Orthodox Christianity’s fight for survival.


Episode 4: Reformation – The Individual Before God: Looks at the Reformation and its attack on the Catholic Church.


Episode 5: Protestantism – The Evangelical Explosion: Traces the growth of Evangelical Protestantism across the globe.


Episode 6: God in the Dock: Examines the concept of scepticism in Western Christianity.


 A History of Christianity (2009) presented by the BBC

Consommer du luxe pour oublier la mort

Un étudiant de l’Université Concordia s’est intéressé au lien qui existe entre la mort et les habitudes de consommation des Canadiens.


L’évocation de la mort influence le comportement des consommateurs. Dans l’étude The Impact of Mortality Salience Effects on Consumer Behavior rendue publique cette semaine, l’étudiant à la maîtrise de l’école de gestion John-Molson de l’Université Concordia Alex Davidson a cons­taté que les personnes ayant une faible estime d’elles-mêmes sont plus enclines à s’offrir des produits de luxe si des idées sur la mort leur sont exposées. En revanche, ceux qui ont une meilleure opinion d’eux-mêmes se contentent de plus de simplicité.


L’âge est aussi un facteur qui influence la consommation. S’ils songent à la mort, les gens plus âgés sont insensibles aux produits de prestige, contrairement aux plus jeunes. «Notre cerveau est programmé au niveau du subconscient pour être en mesu­re de résister aux menaces du monde extérieur, explique Alex Davidson. Malgré tout, nous conjurons nos peurs en nous tournant vers des croyan­ces supranaturelles, des activités communautaires, l’art ou la consommation pour atténuer nos anxiétés.»


Ces constats pourraient avoir un impact sur les stratégies de marketing, avance M. Davidson. Selon lui, les nou­velles qui sont transmi­ses chaque jour par les médias déterminent l’état du subconscient d’une clientèle ciblée. «Par exemple, [avant-hier], nous avons appris qu’il y avait eu un séisme en Nouvelle-Zélande, relate l’étudiant de l’Université Concordia.


Les Néo-Zélandais ou ceux qui en connaissent seront sur la défensive et éprouveront une plus grande fierté pour leur pays. Dans ce genre de situation, les gens ayant une faible estime d’eux-mêmes ont tendance à se lancer dans des dépenses risquées. Alors, les directeurs de marketing devront être prudents s’ils lancent une campagne de promotion sur des produits de prestige.»


L’étude d’Alex Davidson a été réalisée en ligne auprès de 540 Canadiens âgés de18 à 40 ans.



Marie-Ève Shaffer
Journal Métro

Mgr Gérald Cyprien Lacroix nommé archevêque de Québec

QUÉBEC – Mgr Gérald Cyprien Lacroix est le nouvel archevêque de Québec. La nomination du prêtre de 53 ans pour succéder à Mgr Marc Ouellet a été annoncée par le pape Benoît XVI.


Mgr Lacroix, né à Saint-Hilaire de Dorset, petite localité de la région de Beauce-Sartigan, était administrateur diocésain de l’archidiocèse de Québec depuis le départ de Mgr Ouellet pour Rome. Il devient le 25e évêque de Québec et le 15e archevêque de Québec.


Ordonné prêtre en 1988, le successeur de Mgr Ouellet a été missionnaire en Colombie pendant huit ans, de 1990 à 1998.


«C’est avec beaucoup de joie et d’humilité que j’accepte de servir avec tout mon coeur l’Église de Québec en continuant de donner ma vie pour l’annonce de l’Évangile», sont les premiers commentaires de Mgr Lacroix dans un communiqué diffusé par l’Église catholique de Québec pour faire connaître la nomination du nouvel archevêque.



Guy Benjamin
Le Soleil


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Le nouvel archevêque de Québec portera le flambeau de la foi
Mathieu Perreault, La Presse, 22 février 2011


Le nouvel archevêque de Québec, Gérald Cyprien Lacroix, nommé ce matin par le pape, veut «porter le flambeau de la foi avec fierté».


En entrevue avec La Presse, voilà deux semaines, Mgr Lacroix avait expliqué que le passage de Marc Ouellet à Québec lui avait fait réaliser l’importance de montrer à la société contemporaine sa foi et ses convictions. Le prélat de 53 ans, nommé évêque auxiliaire par Mgr Ouellet, remplaçait de manière intérimaire ce dernier depuis sa nomination à la tête de la puissante Congrégation pour les évêques, au Vatican, fin juin. Mgr Lacroix fera une conférence de presse au début de l’après-midi. Lire.

Le crucifix est là pour rester à l’hôtel de ville de Montréal

Même si Saguenay a reçu l’ordre de retirer son crucifix, Montréal gardera celui qui orne l’enceinte de son conseil municipal. Tant au sein du parti du maire Gérald Tremblay que du côté de l’opposition, on refuse de se lancer dans un débat «qui crée la dissension».

 

Marvin Rotrand, leader du parti Union Montréal, majoritaire au conseil, admet cependant ressentir un malaise devant ce «gigantesque» crucifix. «Mais je ne soulèverai pas cette question, a-t-il annoncé à La Presse. Je sais que les élus ne veulent pas de ce débat, ils le trouvent secondaire, divisif.»

 

Une fois n’est pas coutume: cette opinion est partagée par la chef de l’opposition, Louise Harel, qui estime que la présence de ce symbole religieux est «un accommodement raisonnable» tout à fait justifié.

 

La semaine dernière, la Ville de Saguenay s’est vu ordonner par le Tribunal des droits de la personne de cesser la récitation d’une prière catholique avant les assemblées, et de retirer le crucifix et la statue du Sacré-Coeur dans la salle. Le maire Jean Tremblay a annoncé qu’il portait cette décision en appel et a sollicité l’appui financier des citoyens.

 

À Montréal, la prière a été abolie dès 1987, à la suite de la plainte d’un citoyen auprès de la Commission des droits de la personne. La décision ne concernait pas le crucifix, qui aurait été installé sur le mur sud de l’enceinte du conseil en 1954, sous le premier mandat de Jean Drapeau.

 

En 2002, le conseiller Marvin Rotrand, alors responsable de la démocratie au sein du parti du maire nouvellement élu Gérald Tremblay, avait lancé un mouvement pour retirer ce crucifix. Il a expliqué hier avoir été sollicité par des citoyens «mal à l’aise» avec la présence de cet objet. «Juste le fait d’avoir soulevé cette question a fait de moi l’ennemi numéro un des vieilles madames habitant au Saguenay! se rappelle-t-il en riant. J’ai été débordé d’appels de gens qui essayaient de me vendre la salade que le crucifix n’est pas un symbole religieux, qu’il est complètement culturel.»

 

Le débat a suscité de la dissension au sein même du parti du maire. Même s’ils étaient eux aussi opposés à la présence du crucifix, des conseillers ont demandé à M. Rotrand de laisser tomber cette croisade, «parce qu’il ne fallait pas diviser la population avec ça». En mai 2002, le président du conseil, Marcel Parent, a décidé de reporter sine die le débat sur la question.

 

 

Un effet d’entraînement

 

La chef de l’opposition, Louise Harel, estime quant à elle que le crucifix n’a rien d’ostentatoire, la plupart des Montréalais ignorant même son existence. «À la différence du Saguenay, il n’y a pas de statue du Sacré-Coeur, ni de statue de la Vierge Marie dans l’enceinte du conseil. À dire vrai, c’est votre appel qui m’a fait réaliser qu’il y avait un crucifix. Ma foi, je trouve que c’est un accommodement raisonnable qu’il demeure là où il est.»

 

Au Mouvement laïque québécois, une des parties qui poursuivait la Ville de Saguenay, on précise que le récent jugement n’a pas encore pris effet, une autorisation d’interjeter appel étant toujours possible. «On n’a pas l’intention, nous, d’intervenir à l’hôtel de ville de Montréal, dit Marie-Michèle Poisson, présidente. Mais ça ne me surprendrait pas que des citoyens prennent l’initiative, que ce soient des plaintes spontanées comme ça se passe dans la plupart des cas.»

 

Plutôt que de multiplier les recours devant les tribunaux, Mme Poisson souhaite que les municipalités «prennent bonne note» de la plus récente décision et retirent d’elles-mêmes les symboles religieux.

 

 

Karim Benessaieh
La Presse

 

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Les symboles religieux sont-ils contraignants?

Patrice Garant, Professeur de droit public, Le Quotidien, 17 février 2011

 

Depuis le jugement du Tribunal des droits de la personne dans l’affaire de la prière et du crucifix à Ville de Saguenay, certains parlent (maintenant) de méli-mélo ou d’incohérence. Cette situation n’est pas sans rapport avec la croisade que poursuit sur toutes les tribunes le Mouvement laïque québécois pour la laïcisation intégrale de la société.

 

Au moment où le tribunal interdit la prière et le crucifix à l’hôtel de ville, afin de respecter la liberté de conscience des non-croyants, l’Assemblée nationale interdit le port du kirpan à restreignant ainsi la liberté religieuse des sikhs fondamentalistes… En 2008, cette même Assemblée décidait à l’unanimité de maintenir le crucifix en évidence au Salon bleu, position aujourd’hui inchangée.

 

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