A History of Christianity (2009) presented by the BBC







A History of Christianity


A History of Christianity is a six-part British television series originally broadcast on BBC Four in 2009. The series was presented by DIARMAID MacCULLOCH, Professor of History of the Church at St Cross College Oxford, and considers the evolution of the Christian faith and its four main forms: Orthodoxy, Oriental Christianity, Western Catholicism and Protestantism.


Episode 1: The First Christianity: Details how Christianity’s origins lie east of Jerusalem and Rome.


Episode 2: Catholicism – The Unpredictable Rise of Rome: Explores the rise of Roman Catholic Church.


Episode 3: Orthodoxy – From Empire to Empire: Explores Eastern Orthodox Christianity’s fight for survival.


Episode 4: Reformation – The Individual Before God: Looks at the Reformation and its attack on the Catholic Church.


Episode 5: Protestantism – The Evangelical Explosion: Traces the growth of Evangelical Protestantism across the globe.


Episode 6: God in the Dock: Examines the concept of scepticism in Western Christianity.


 A History of Christianity (2009) presented by the BBC

Consommer du luxe pour oublier la mort

Un étudiant de l’Université Concordia s’est intéressé au lien qui existe entre la mort et les habitudes de consommation des Canadiens.


L’évocation de la mort influence le comportement des consommateurs. Dans l’étude The Impact of Mortality Salience Effects on Consumer Behavior rendue publique cette semaine, l’étudiant à la maîtrise de l’école de gestion John-Molson de l’Université Concordia Alex Davidson a cons­taté que les personnes ayant une faible estime d’elles-mêmes sont plus enclines à s’offrir des produits de luxe si des idées sur la mort leur sont exposées. En revanche, ceux qui ont une meilleure opinion d’eux-mêmes se contentent de plus de simplicité.


L’âge est aussi un facteur qui influence la consommation. S’ils songent à la mort, les gens plus âgés sont insensibles aux produits de prestige, contrairement aux plus jeunes. «Notre cerveau est programmé au niveau du subconscient pour être en mesu­re de résister aux menaces du monde extérieur, explique Alex Davidson. Malgré tout, nous conjurons nos peurs en nous tournant vers des croyan­ces supranaturelles, des activités communautaires, l’art ou la consommation pour atténuer nos anxiétés.»


Ces constats pourraient avoir un impact sur les stratégies de marketing, avance M. Davidson. Selon lui, les nou­velles qui sont transmi­ses chaque jour par les médias déterminent l’état du subconscient d’une clientèle ciblée. «Par exemple, [avant-hier], nous avons appris qu’il y avait eu un séisme en Nouvelle-Zélande, relate l’étudiant de l’Université Concordia.


Les Néo-Zélandais ou ceux qui en connaissent seront sur la défensive et éprouveront une plus grande fierté pour leur pays. Dans ce genre de situation, les gens ayant une faible estime d’eux-mêmes ont tendance à se lancer dans des dépenses risquées. Alors, les directeurs de marketing devront être prudents s’ils lancent une campagne de promotion sur des produits de prestige.»


L’étude d’Alex Davidson a été réalisée en ligne auprès de 540 Canadiens âgés de18 à 40 ans.



Marie-Ève Shaffer
Journal Métro

Mgr Gérald Cyprien Lacroix nommé archevêque de Québec

QUÉBEC – Mgr Gérald Cyprien Lacroix est le nouvel archevêque de Québec. La nomination du prêtre de 53 ans pour succéder à Mgr Marc Ouellet a été annoncée par le pape Benoît XVI.


Mgr Lacroix, né à Saint-Hilaire de Dorset, petite localité de la région de Beauce-Sartigan, était administrateur diocésain de l’archidiocèse de Québec depuis le départ de Mgr Ouellet pour Rome. Il devient le 25e évêque de Québec et le 15e archevêque de Québec.


Ordonné prêtre en 1988, le successeur de Mgr Ouellet a été missionnaire en Colombie pendant huit ans, de 1990 à 1998.


«C’est avec beaucoup de joie et d’humilité que j’accepte de servir avec tout mon coeur l’Église de Québec en continuant de donner ma vie pour l’annonce de l’Évangile», sont les premiers commentaires de Mgr Lacroix dans un communiqué diffusé par l’Église catholique de Québec pour faire connaître la nomination du nouvel archevêque.



Guy Benjamin
Le Soleil


***


Le nouvel archevêque de Québec portera le flambeau de la foi
Mathieu Perreault, La Presse, 22 février 2011


Le nouvel archevêque de Québec, Gérald Cyprien Lacroix, nommé ce matin par le pape, veut «porter le flambeau de la foi avec fierté».


En entrevue avec La Presse, voilà deux semaines, Mgr Lacroix avait expliqué que le passage de Marc Ouellet à Québec lui avait fait réaliser l’importance de montrer à la société contemporaine sa foi et ses convictions. Le prélat de 53 ans, nommé évêque auxiliaire par Mgr Ouellet, remplaçait de manière intérimaire ce dernier depuis sa nomination à la tête de la puissante Congrégation pour les évêques, au Vatican, fin juin. Mgr Lacroix fera une conférence de presse au début de l’après-midi. Lire.

Le crucifix est là pour rester à l’hôtel de ville de Montréal

Même si Saguenay a reçu l’ordre de retirer son crucifix, Montréal gardera celui qui orne l’enceinte de son conseil municipal. Tant au sein du parti du maire Gérald Tremblay que du côté de l’opposition, on refuse de se lancer dans un débat «qui crée la dissension».

 

Marvin Rotrand, leader du parti Union Montréal, majoritaire au conseil, admet cependant ressentir un malaise devant ce «gigantesque» crucifix. «Mais je ne soulèverai pas cette question, a-t-il annoncé à La Presse. Je sais que les élus ne veulent pas de ce débat, ils le trouvent secondaire, divisif.»

 

Une fois n’est pas coutume: cette opinion est partagée par la chef de l’opposition, Louise Harel, qui estime que la présence de ce symbole religieux est «un accommodement raisonnable» tout à fait justifié.

 

La semaine dernière, la Ville de Saguenay s’est vu ordonner par le Tribunal des droits de la personne de cesser la récitation d’une prière catholique avant les assemblées, et de retirer le crucifix et la statue du Sacré-Coeur dans la salle. Le maire Jean Tremblay a annoncé qu’il portait cette décision en appel et a sollicité l’appui financier des citoyens.

 

À Montréal, la prière a été abolie dès 1987, à la suite de la plainte d’un citoyen auprès de la Commission des droits de la personne. La décision ne concernait pas le crucifix, qui aurait été installé sur le mur sud de l’enceinte du conseil en 1954, sous le premier mandat de Jean Drapeau.

 

En 2002, le conseiller Marvin Rotrand, alors responsable de la démocratie au sein du parti du maire nouvellement élu Gérald Tremblay, avait lancé un mouvement pour retirer ce crucifix. Il a expliqué hier avoir été sollicité par des citoyens «mal à l’aise» avec la présence de cet objet. «Juste le fait d’avoir soulevé cette question a fait de moi l’ennemi numéro un des vieilles madames habitant au Saguenay! se rappelle-t-il en riant. J’ai été débordé d’appels de gens qui essayaient de me vendre la salade que le crucifix n’est pas un symbole religieux, qu’il est complètement culturel.»

 

Le débat a suscité de la dissension au sein même du parti du maire. Même s’ils étaient eux aussi opposés à la présence du crucifix, des conseillers ont demandé à M. Rotrand de laisser tomber cette croisade, «parce qu’il ne fallait pas diviser la population avec ça». En mai 2002, le président du conseil, Marcel Parent, a décidé de reporter sine die le débat sur la question.

 

 

Un effet d’entraînement

 

La chef de l’opposition, Louise Harel, estime quant à elle que le crucifix n’a rien d’ostentatoire, la plupart des Montréalais ignorant même son existence. «À la différence du Saguenay, il n’y a pas de statue du Sacré-Coeur, ni de statue de la Vierge Marie dans l’enceinte du conseil. À dire vrai, c’est votre appel qui m’a fait réaliser qu’il y avait un crucifix. Ma foi, je trouve que c’est un accommodement raisonnable qu’il demeure là où il est.»

 

Au Mouvement laïque québécois, une des parties qui poursuivait la Ville de Saguenay, on précise que le récent jugement n’a pas encore pris effet, une autorisation d’interjeter appel étant toujours possible. «On n’a pas l’intention, nous, d’intervenir à l’hôtel de ville de Montréal, dit Marie-Michèle Poisson, présidente. Mais ça ne me surprendrait pas que des citoyens prennent l’initiative, que ce soient des plaintes spontanées comme ça se passe dans la plupart des cas.»

 

Plutôt que de multiplier les recours devant les tribunaux, Mme Poisson souhaite que les municipalités «prennent bonne note» de la plus récente décision et retirent d’elles-mêmes les symboles religieux.

 

 

Karim Benessaieh
La Presse

 

***

 

Les symboles religieux sont-ils contraignants?

Patrice Garant, Professeur de droit public, Le Quotidien, 17 février 2011

 

Depuis le jugement du Tribunal des droits de la personne dans l’affaire de la prière et du crucifix à Ville de Saguenay, certains parlent (maintenant) de méli-mélo ou d’incohérence. Cette situation n’est pas sans rapport avec la croisade que poursuit sur toutes les tribunes le Mouvement laïque québécois pour la laïcisation intégrale de la société.

 

Au moment où le tribunal interdit la prière et le crucifix à l’hôtel de ville, afin de respecter la liberté de conscience des non-croyants, l’Assemblée nationale interdit le port du kirpan à restreignant ainsi la liberté religieuse des sikhs fondamentalistes… En 2008, cette même Assemblée décidait à l’unanimité de maintenir le crucifix en évidence au Salon bleu, position aujourd’hui inchangée.

 

Lire.

Prière au conseil municipal – Saguenay en appel

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a décidé de porter en appel la décision du Tribunal des droits de la personne qui lui ordonnait de cesser la récitation de la prière lors des séances du conseil municipal.


Les frais liés à ces procédures ne seront plus assumés par la Ville de Saguenay mais plutôt par des dons que le maire a sollicités auprès de la population québécoise et des sympathisants à sa cause.


«Je suis certain que la majorité de mes citoyens sont favorables à ce qu’on se tienne debout, à ce que les Canadiens français — ça ne se ferait pas dans une province anglaise — aient des valeurs, qu’on les reconnaisse et qu’on les respecte», a expliqué Jean Tremblay lors d’une conférence de presse ce matin à Saguenay.


Le maire Tremblay ne digère pas le jugement du Tribunal qui, vendredi dernier, a ordonné que la récitation de la prière soit abolie et que les objets religieux exposés dans les salles où se tiennent les assemblées du conseil municipal soient retirés. Cette décision faisait suite à une plainte déposée conjointement pas un citoyen, Alain Simoneau, et par le Mouvement laïque québécois qui accusaient la Ville et son maire de porter atteinte, de façon discriminatoire, à la liberté de conscience et de religion de M. Simoneau.


La juge Michèle Pauzé a également condamné la Ville et le maire à verser 30 000 $ à M. Simoneau pour dommages moraux et punitifs.



Des répercussions


«On ne peut pas laisser aller ces choses-là car ç’a des répercussions partout au Québec. Imaginez-vous si on cédait. Ces gens-là vont faire la loi partout: “enlève-moi le crucifix, enlève-moi ci, change-moi tel nom”», a fait valoir le maire.


Les avocats de la Ville estiment qu’une victoire en appel est possible, a précisé le maire Tremblay. Jusqu’à maintenant, le dossier de la prière a coûté près de 60 000 $ aux contribuables de Saguenay, mais désormais, les procédures devant la Cour d’appel seront financées par une collecte de fonds que le maire a lancée ce matin. S’il y a surplus, ceux-ci seront versés aux soupes populaires de la région, a-t-il assuré.



Accomodements raisonnables


Le maire Tremblay a profité de la conférence de presse pour formuler quelques remarques sur les accomodements raisonnables et l’importance qu’ont les valeurs québécoises et les traditions à ses yeux. «Il faut apprendre la tolérance, mais surtout, avant de tolérer les autres, il faut exiger que les autres nous tolèrent. Là, on est rendus que c’est juste d’un bord: Il faut tolérer les autres, mais on ne demande pas aux autres de nous tolérer», a-t-il dit.


«Je considère que nos gouvernements ont été — et je ne parle pas particulièrement de celui qui est là présentement — particulièrement mous comme je trouve que les Québécois, on s’en vient particulièrement mous devant nos convictions, devant ce qui fait notre identité et devant ce qui nous unit: la langue, nos croyances et notre religion. On est mous et c’est comme ça qu’un peuple s’effrite avec le temps et perd de la force», croit le maire Tremblay.



Jeanne Corriveau
Le Devoir


***


Le maire de Saguenay reçoit l’appui de l’archidiocèse de Québec
Ian Bussières, Le Soleil, 18 février 2011


(Québec) L’archidiocèse de Québec a qualifié de stimulante la démarche du maire de Saguenay, Jean Tremblay, qui porte en appel le jugement du Tribunal des droits de la personne interdisant la récitation de la prière avant les séances du conseil municipal. Lire.


***


Une nation et son crucifix
Louise Mailloux – Professeure de philosophie, Le Devoir, 19 février 2011


Avec la décision du maire de Saguenay, Jean Tremblay, d’en appeler du jugement du Tribunal des droits de la personne lui ordonnant de mettre fin à la récitation de la prière lors des assemblées publiques du conseil municipal ainsi que de devoir retirer tout symbole religieux de la salle du conseil, un bras de fer vient de s’engager entre lui et le Mouvement laïque québécois (MLQ).


Mais plus importante encore est sa décision de lancer une campagne de souscription à l’échelle du Québec pour financer cet appel, espérant ainsi y impliquer l’ensemble des Québécois et relancer le débat des accommodements raisonnables non pas sur le terrain de la laïcité, mais plutôt sur celui de l’identité, un thème que le MLQ a toujours craint comme la peste. Si depuis ce jugement, les canons du MLQ étaient pointés en direction du Parlement, le château fort du crucifix, il leur faudra maintenant attendre avant d’allumer la mèche parce que, pour l’instant, c’est tout le Québec qui risque de s’enflammer. Pour devinez quoi? Le crucifix du Parlement! Lire.