Cinéma pascal :



Visions of Ecstasy
Nigel Wingrove, UK, 1989, 18 min



‘An interpretation of the writings of Carmelite nun Saint Teresa of Avila with a soundtrack by Steven Severin of Siouxsie and the Banshees and would go on to be banned from distribution on the grounds of blasphemy.’



Visions of Ecstasy (1989) by NIGEL WINGROVE


Billsville: Aging Mystic Brings His Art to New York City
Maisie Jacobson for CBC, Canada, 2016, 19 min 16 sec



In a tiny Montreal apartment, something strange is going on. Thousands of brightly coloured LED lights flash on and off, illuminating portraits of everyone from Frank Gehry to Anne Boleyn. On the few surfaces not covered by discarded electrical circuitry, pink bottles of “hooch” bubble away as they slowly ferment. Amidst the visual din, fantastical machines whir, hum and spin. At the centre of it all sits visionary artist BILL ANHANG, hard at work on his latest creation.


Spurred on by visions of God, Einstein, and Mohammed, BILL has dedicated the last 40 years of his life to producing some of the strangest and most enigmatic art on the planet. Now, at 85, he is about to emerge from his relative obscurity as he heads to New York City for the first major gallery show of his career, an exhibition featuring his work at the prestigious American Folk Art Museum in Manhattan. Billsville follows BILL to New York as he prepares to “share a new light with mankind.”


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Turning The Art World Inside Out (2013) by JACK COCKER (May 6, 2016)
Bozarts (1969) de JACQUES GIRALDEAU (June 20, 2013)
R.I.P., Rest in Pieces: A Portrait of Joe Coleman (1997) by ROBERT-ADRIAN PEJO
(December 26, 2011)
MARCEL BARIL: figure énigmatique de l’art québécois (2002) (November 23, 2011)

Les relations ANGLO-FRANCO dans le cinéma québécois, onzième partie



Quebec My Country Mon Pays
John Walker, Canada, 2016



Quebec My Country Mon Pays charts the aftermath of Quebec’s Quiet Revolution in the 1960s. This social justice movement unleashed dramatic cultural and political changes that led to the separatist movement, the FLQ terrorist crisis and, ultimately, the exodus of more than 500,000 English-speaking Quebecers. Montreal-born filmmaker JOHN WALKER reveals his own complicated relationship with the province in a film brimming with love and longing.


WALKER’s roots in Quebec go back 250 years. Yet he’s struggled his entire life to find his place and to feel he truly belongs. In Quebec My Country Mon Pays, he explores a very personal story through the lens of a cast of characters including three generations of his family, childhood confidantes and artistic contemporaries – Denys Arcand, Jacques Godbout and Louise Pelletier – as well as Christina Clark, a young person whose experience today mirrors Walker’s own in the 1960s and ‘70s, and Emilie Gélinas, a young Quebec independentist.


In a quest to make sense of a divisive and transformative time in Quebec’s evolution, they each wrestle with their memories, their decisions and the continuing reverberations.


quebecmycountrymonpays.ca


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L’inconfort de la différence

Le cinéaste John Walker se penche avec émotion sur la fracture linguistique au Québec


Des années 1960 à la décennie 1990, depuis les premiers actes de violence perpétrés par le Front de libération du Québec jusqu’au deuxième référendum sur la souveraineté, plusieurs centaines de milliers d’anglophones ont plié bagage. John Walker fait partie de ceux-là. Mais si on peut avancer sans trop de craintes de se tromper que la plupart n’ont jamais regretté d’avoir quitté — fui — un environnement dont ils se sentaient exclus, le cinéaste né à Montréal, lui, s’est toujours demandé et se demande encore, en proie à un déchirement profond, voire existentiel, s’il aurait dû rester. Son coeur, dit-il, est ici.


C’est à la mort de son père, installé à Toronto depuis 1980, que Walker, aujourd’hui âgé de 64 ans, a eu l’idée de « lancer une conversation » sur la condition anglophone au Québec. En 2008, la famille se demandait où enterrer le paternel, un photographe qui avait déménagé en Ontario parce qu’il craignait que les siens ne perdent la citoyenneté canadienne et que ses affaires déclinaient, ses clients s’exilant les uns après les autres. Tout naturellement, il a été décidé que la dépouille devait « rentrer à la maison », selon les mots du cinéaste. C’est donc dans un cimetière de Lachute qu’elle a été inhumée, juste à côté de l’endroit où reposent ses propres parents. Les racines irlandaises et écossaises de John Walker au Québec remontent à 250 ans.


Le film Quebec My Country Mon pays, en anglais, n’est pas un réquisitoire : il pose beaucoup plus de questions, parfois douloureuses certes, qu’il n’offre de réponses. Et John Walker n’est pas un angryphone : « la colère ne sert à rien », dit-il, et son approche relève davantage d’une certaine nostalgie, d’une mélancolie tenace. Tout ce qui aurait pu être et n’a jamais été. « Il était hors de question pour moi de jeter de l’huile sur le feu », précise-t-il en entrevue, parlant plutôt de son documentaire comme d’une sorte de « complainte ».



S’il n’est pas trop tard


Le cheminement de l’artiste, tient-il à prévenir, est résolument personnel, car la généralisation se révèle toujours mauvaise conseillère. L’oeuvre est celle d’un seul homme, qui n’en espère pas moins trouver un écho chez la jeune génération et peut-être, s’il n’est pas trop tard, contribuer à bâtir des ponts qui enjamberaient le fossé historique séparant deux solitudes qui seraient pourtant idéalement placées pour se comprendre, elles qui sont toutes deux des minorités.


Historique ? John Walker évoque ses ancêtres, et il a recours aux archives pour tenter d’expliquer ce qui a bien pu se passer à partir des années 1960, qui dépendent elles-mêmes de ce qui est arrivé avant. Il furète des deux côtés de la clôture, interviewant tant des francos que des anglos. Il raconte même qu’en 1976, il a voté pour le Parti québécois parce qu’il voyait en celui-ci un vent de renouveau rafraîchissant.


Au bout du compte, Walker se déclare « coincé dans une histoire d’amour, écrivant au Québec des lettres qui ne peuvent jamais être postées », et il se demande si d’autres parviendront à faire parvenir le message à destination. Son récit à la fois torturé et émouvant témoigne d’une réalité : si Denys Arcand, qui apparaît dans le film, a résumé sa vision du référendum de 1980 en évoquant le confort et l’indifférence, on a ici affaire, par-delà des années et des années de ce qui pourrait au fond être un vaste malentendu, à l’inconfort que provoque trop souvent la différence.



Jean Dion
Le Devoir


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L’invention d’une minorité: les Anglo-Québécois (1992) de JOSÉE LEGAULT (May 31, 2015)


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Les relations ANGLO-FRANCO dans
le cinéma québécois :

Montréal New Wave (2016) de ÉRIK CIMON (February 26, 2016)
Between the Solitudes (1992) by ABBEY JACK NEIDIK (January 13, 2016)
La langue à terre (2013) de JEAN-PIERRE ROY & MICHEL BRETON (January 8, 2016)
Les États-Désunis du Canada (2012) de MICHEL BARBEAU, GUYLAINE MAROIST & ÉRIC RUEL (December 8, 2015)
Reaction: A Portrait of a Society in Crisis (1973) by ROBIN SPRY (May 1, 2015)
Le journal de madame Wollock (1979) de GILLES BLAIS (January 15, 2015)
Le sort de l’Amérique (1996) de JACQUES GODBOUT (January 16, 2015)
Speak White (1980) & Le temps des bouffons (1985) de PIERRE FALARDEAU et JULIEN POULIN (January 20, 2015)
Le mouton noir (1992) & Les héritiers du mouton noir (2003) de JACQUES GODBOUT
(January 22, 2015)
Le confort et l’indifférence (1981) de DENYS ARCAND (January 26, 2015)
Le chat dans le sac (1964) de GILLES GROULX (April 7, 2014, à la toute fin de l’entrevue)
Québec Soft (1985) de JACQUES GODBOUT (June 24, 2011)
Mon oncle Antoine (1971) de CLAUDE JUTRA (December 24, 2010)
Les événements d’octobre 1970 (1974) de ROBIN SPRY (October 6, 2010)


HyperNormalisation
Adam Curtis, 2016, UK, 166 min



HyperNormalisation wades through the culmination of forces that have driven this culture into mass uncertainty, confusion, spectacle and simulation. Where events keep happening that seem crazy, inexplicable and out of control—from Donald Trump to Brexit, to the War in Syria, mass immigration, extreme disparity in wealth, and increasing bomb attacks in the West—this film shows a basis to not only why these chaotic events are happening, but also why we, as well as those in power, may not understand them. We have retreated into a simplified, and often completely fake version of the world. And because it is reflected all around us, ubiquitous, we accept it as normal. This epic narrative of how we got here spans over 40 years, with an extraordinary cast of characters— the Assad dynasty, Donald Trump, Henry Kissinger, Patti Smith, early performance artists in New York, President Putin, Japanese gangsters, suicide bombers, Colonel Gaddafi and the Internet.


HyperNormalisation weaves these historical narratives back together to show how today’s fake and hollow world was created and is sustained. This shows that a new kind of resistance must be imagined and actioned, as well as an unprecedented reawakening in a time where it matters like never before.

thoughtmaybe.com


HyperNormalisation (2016) by ADAM CURTIS


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The Trap: What Happened to Our Dream of Freedom (2007) de ADAM CURTIS (December 9, 2011)
The Century Of Self (2002) by ADAM CURTIS (December 23, 2010)


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Requiem for the American Dream
Peter D. Hutchison, Kelly Nyks, Jared P. Scott, USA, 2015, 73 min



Using interviews filmed over four years, Noam Chomsky discusses the deliberate concentration of wealth and power found in the hands of a select few.


requiemfortheamericandream.com


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Why Humans run the World (June 17, 2015)
In girum imus nocte et consumimur igni (1978) de GUY DEBORD (October 22, 2011)


The Flowers of St. Francis
Roberto Rossellini, Italy, 1950, 87 min



In a series of simple and joyous vignettes, director Roberto Rossellini and co-writer Federico Fellini lovingly convey the universal teachings of the People’s Saint: humility, compassion, faith, and sacrifice. Gorgeously photographed to evoke the medieval paintings of Saint Francis’s time, and cast with monks from the Nocera Inferiore Monastery, The Flowers of St. Francis is a timeless and moving portrait of the search for spiritual enlightenment.


The Flowers of St. Francis (1950) by ROBERTO ROSSELLINI

The Flowers of St. Francis (1950) by ROBERTO ROSSELLINI


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Black Narcissus (1947) by MICHAEL POWELL and EMERIC PRESSBURGER (April 22, 2016)
Vredens Dag (1943) by CARL THEODOR DREYER (June 20, 2013)
Andrei Rublev (1966) by ANDREI TARKOVSKY (February 17, 2013)

Liturgie Apocryphe

"The production of nervous force is directly connected with the diet of an individual, and its refining depends on the very purity of this diet, allied to appropriate breathing exercises.

The diet most calculated to act effectively on the nervous force is that which contains the least quantity of animal matter; therefore the Pythagorean diet, in this connection, is the most suitable.

...

The main object was to avoid introducing into the organism what Descartes called 'animal spirits'. Thus, all animals that had to serve for the nourishment of the priests were slaughtered according to special rites, they were not murdered, as is the case nowadays".